Il n'y a que le pouvoir, et ceux qui sont trop faibles pour l'obtenir. | Période jouée; post-septième année alternative.
 
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 Action ou Vérité? (PV Rodolphus)

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Alecto Carrow

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MessageSujet: Action ou Vérité? (PV Rodolphus)   Dim 22 Aoû - 16:31

Alecto avait décidé de se rendre à Poudlard aujourd’hui, laissant de côté la préparation de la première année scolaire avec les deux nouvelles écoles mises en place. En tant que professeur de métamorphose, elle avait déjà établit la plus grande partie de son programme, et avait également les bases de la première épreuve de mérite des futurs élèves de dix et onze ans. Cette tâche à venir lui plaisait, bousculer un peu ces rejetons pour voir ce qu’ils renfermaient dans leurs tripes, établir qui ira dans l’école d’élite ou dans l’école ordinaire. Autant dire qu’elle allait lever haut la barre, et qu’elle n’aurait aucune pitié pour les sang-purs fort décevants. Hors de question que ces rares éléments viennent ternir leur rang de sorciers supérieurs. Elle marchait lentement dans le parc de Poudlard, pour passer tout d’abord par l’aile servant de terrain d’entraînement pour les recrues. Il n’y avait que deux personnes, à qui elle adressa à un simple regard, attentive à ce que ces derniers pourraient faire. Mais apparemment, son passage les avait stoppés, ces derniers attendant qu’elle parte. Hm… si elle n’était pas venue pour une chose précise, elle aurait pris un certain plaisir à les déranger et à les critiquer, en des conseils cachés… Elle continua alors son chemin, pour entrer dans ce qui restait du château.

La brunette s’était faîte peu à peu aux changements de ce paysage qui avait pourtant été si familier. Ce n’était pas comme si elle allait se montrer nostalgique et même regretter les dégâts occasionnés… Non… Poudlard avait dorénavant un autre charme, celui de la tranquillité sans élèves, accès qu’aux mangemorts et symboles de la prise de pouvoir de Voldemort, qui, cependant, restait en retrait. Tel le serpent qu’il était pour prendre le contrôle de tout sans faire parler de lui, sans s’afficher… Reptile qui se glisse entre les jambes et qui frappe discrètement sans crier gare… Un sourire étira ses lèvres, alors qu’elle montait les escaliers pour se rendre à la bibliothèque. C’était une excellente façon d’endormir toute renaissance de résistance. Ils avaient en plus déjà frappé un grand coup dans les rangs de l’Ordre du Phénix, de quoi obtenir le calme pour un bon moment. Ses pas résonnaient dans un couloir vide, que ce soit de passants ou par l’absence des tableaux, du silence régnant dorénavant. Plus de personnages insolents se croyant à l’abri dans leur toile… Plus de murmures étouffés sur son passage comme quand elle était là pour garder un œil sur Rogue avec son frère et endoctriner les jeunes sorciers sur ce que sont réllement les moldus. Elle aperçut au loin le couloir un peu plus grand menant à la bibliothèque, pressant le pas. Les talons de ses bottes noires claquaient sur le sol de pierre, plus fissuré qu’auparavant par endroit. L’air frais de la nuit tombante s’engouffrer dans sa robe de sorcier noire qu’elle avait mise par-dessus une jupe noire en tulle s’arrêtant à mi-mollet et un débardeur à large bretelle gris perle. Elégante et à l’aise comme toujours.

Alecto était en train de se remémorer le titre exact du livre qu’elle voulait retrouver, tournant dans le bon couloir, quand elle aperçut de la lumière passer sous et sur le côté d’une porte un peu entrouverte. Instinctivement, elle se fit plus silencieuse dans sa façon de marcher, s’approchant de la fameuse porte pour jeter un rapide et discret coup d’œil pour voir qui était là. Si c’était le Seigneur des Ténèbres, elle passerait son chemin, sans trop de mal à ne pas se faire curieuse… Mais la silhouette qu’elle aperçut n’était en rien celle du Maître, mais celle de Rodolphus Lestrange… Que faisait-il donc là ? De suite, elle passa de curieuse à méfiante, pour ne pas changer. Rien ne lui avait montré clairement que l’aîné Lestrange s’impliquait concrètement dans les missions du Seigneur des Ténèbres. Le soutenait-il vraiment ? Pourtant, le fait que ce dernier soit devenu un Vénérable démontrait la confiance que lui accordait le Maître. Et ceci aurait pu suffire à Alecto, mais non, c’était plus fort qu’elle, elle était comme ça, et pour le cas d’une personne qui n’était pas son frère, ni le Seigneur des Ténèbres, elle ne croirait son mérite et sa dévotion qu’avec des preuves évidentes devant ses yeux.
C’est avec ces pensées là qu’Alecto poussa tranquillement la porte, croisant ses bras qui prirent appui sur son ventre. Elle fixa du regard Rodolphus, tout en s’avançant vers ce dernier.


"Bonsoir Lestrange…"

Alecto baissa les yeux vers un papier qui était devant Rodolphus et sans demander l’avis de ce dernier, elle le prit. Etait-il en train d’écrire ? Que pouvait-il bien manigancer là ? Oh, elle savait bien qu’elle lui devait le respect, mais elle ne donnait rien gratuitement, comme ça. Son respect, ça se méritait. Cependant, elle ne se mit pas à lire de suite, s’adressant directement à l’aîné Lestrange.

"Qu’est-ce que tu es en train de faire ?"

Son ton n’était pas celui d’une simple question posée comme ça. Non, c’était un ton quelque peu accusateur, elle ne cherchait absolument pas à cacher sa méfiance. Elle ne voyait pas pourquoi elle prendrait la peine de dissimuler ses soupçons toujours présents. Et si Rodolphus se montrait blessé ou désarçonné… Bon, elle doutait vraiment que ça puisse arriver tout de même… Mais si c’était le cas, il y aurait vraiment de quoi se demander comment il avait fait son coup pour devenir mangemort. Ce dernier avait quand même un minimum de crédibilité dans ce rôle là… Même beaucoup… mais elle se méfiait… peut-être aussi en un réflexe protecteur envers son frère, être sûre de ceux qui étaient proches d’Amycus…
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Rodolphus Lestrange

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MessageSujet: Re: Action ou Vérité? (PV Rodolphus)   Lun 23 Aoû - 17:20

Le manoir Lestrange. Le manoir Malfoy. Et maintenant Poudlard. Les mangemorts ne semblaient guère être plus reluisants que les vermines nomades qu'ils tâchaient d'exterminer. Comme un cancer qui gangrène lentement le corps, ils s'insinuaient tranquillement dans chaque organe et empoisonnaient peu à peu le sang qui, reliant chaque entité à une autre, les portait tels quels à un nouveau corps sain à ne corrompre que plus prestement. Dans ce fatras, chacun semblait s'y retrouver ; il y avait les plus grands mégalo, que le pouvoir croissant enivrait, les profiteurs, que quelques privilèges comblaient, autant qu'il existait des indifférents, des suiveurs, qui ne faisaient que s'entêter, encore et encore, inlassablement, jusqu'à ce que mort s'en suive sans même avoir vraiment vécu. Dans tous les cas et toutes les conditions possibles, nul n'avait à se plaindre parmi les mangemorts de la tournure des évènements, et moins encore ceux qui leur servaient de tête (mais également d'âme et d'esprit). Nul. Aucun. Pas le moindre. Personne. Ou presque.

Le pas franc mais l'attitude indifférente, le sombre et sibyllin Rodolphus Lestrange sinuait dans le dédale de couloirs sordides de Poudlard. L'élégance naturelle qui se trouvait là n'avait d'égale que le silence dont il faisait preuve, presque à son insu. Telle une ombre, il n'émettait jamais plus de bruit qu'il n'en semblait suffisant : pour ainsi dire aucun. Traînant sa silhouette sur le sol pavé du château, il s'effaça derrière une lourde porte qui, à son tour mais par des charmes plus magiques, n'émit aucun son lorsqu'elle se referma sur ses pas.
La salle était aussi obscure qu'austère, et le froid imprégna en lui un désagréable frisson qui se répandit jusqu'à sa nuque. Chaque mur se trouvait habillé d'infinies rangées de livres, et l'ensemble de la pièce avait toute l'allure d'une salle de classe laissée à l'abandon. Sur la deuxième table au plus proche du bureau, trônait une pile de livres rangés, organisés, et plus exactement classés par ordre méthodologique. Comme Rodolphus s'y dirigea, il ne fût guère complexe de devenir que cet endroit lui servait de tanière, de refuge. Et, en effet, cette salle qui, sans être dissimulée, n'était pas exposée à la vue de tous lui servait, en quelques sortes, de bureau personnel. C'était pour le moins sommaire, et loin de la frivolité mobilière à laquelle toute sa vie l'avait habitué, mais cet endroit au demeurant spartiate avait le non-négligeable avantage d'être méprisé de ses compères. Finalement, nul ne viendrait le déranger, l'importuner, ou même le chercher ici. En outre, comme il se trouvait être un des meilleurs occlumens de sa génération, nul n'effleurerait son esprit d'insidieuses pénétrations non-souhaitées. Sa réclusion était complète.

Déroulant une longue feuille de parchemin, l'aîné des fils Lestrange ne tarda pas à tremper sa plume dans l'encre et à griffonner de longues lignes. Sa calligraphie revêtait un soin presque noble, et une suffisance d'ailleurs équivalente. Cette manière qu'il avait de demeurer distingué, élégant, même dans ses plus triviales actions, le rendait certainement impression pour beaucoup ; s'il l'avait un jour cultivé, il se contentait désormais d'en jouir.

Plus d'une heure après l'entreprise de sa rédaction, une sorte de conscience abjecte effleura sa concentration. Il n'entendait rien. Il pressentait. Et comme chaque fois que sa conscience de sorcier aguerri s'éveillait, Rodolphus s'arma d'une indifférence redoublée. Froid et tout à son œuvre, il poursuivit avec décontraction, attentant sans angoisse qu'on daigne le déranger comme cela était fort prévisible. D'ailleurs, cela ne tarda pas et, en dépits de son évident mépris pour le monde, il reconnut immédiatement cette impérieuse démarche ; ce pas était caractéristique en cela qu'il parvenait à le mépriser de son seul fait. C'était paradoxal et certainement improbable, mais bel et bien fondé. Il n'eut pas à entendre son nom et la voix de sa détentrice pour savoir qu'Alecto Carrow l'acide venait encore se mêler de ce qui ne la regardait point.

Il ne prit pas la peine de la saluer en retour, elle ne venait pas en simple visite de courtoisie. Inquisitrice comme on avait pu l'exiger du temps où l'Ordre était encore une menace, elle s'attacha aux troubles mystifications que Rodolphus opérait en ces lieux. En vérité, elle fût si rapidement près de lui qu'il n'eut pas même le réflexe de faire un geste pour l'empêcher de lui subtiliser son parchemin. « Qu’est-ce que tu es en train de faire ? l'interrogea-t-elle, ouvertement pernicieuse. » Relevant lentement son visage vers elle, le sorcier la dévisagea sereinement, exactement comme l'on s'assure de son interlocuteur et du ton voulu de son propre. De longues secondes suivirent d'ailleurs sans qu'il ne réponde rien. A l'observer ainsi, stoïque, on l'aurait cru mort comme chaque fois qu'il s'entretenait avec qui que ce soit.
Enfin, sa cage thoracique daigna se soulever et témoigner d'un quelconque souffle de vie. Presque aussitôt, il se redressa lentement, délassant son corps sur toute sa hauteur, et ce jusqu'à ce que sa sombre silhouette parut dominer, à sa façon, celle d'Alecto Carrow. A cet instant, il fût même si près d'elle qu'il ne pouvait que la toiser, quelque fût réellement son sentiment profond. Pour autant, son propos sonna avec neutralité, et peut-être un peu de lassitude pour toute épice. « Tu ne sais toujours pas garder ta place, Alecto. » Une sorte de soupir à peine concevable franchit la barrière de ses lèvres alors qu'il quittait le regard de l'impulsive sorcière pour s'écarter complètement et se diriger vers la porte. « Mais puisqu'il te plait tant de te mêler de mes desseins, pourquoi n'irais-tu pas porter toi-même ce lamentable rapport d'échec à notre maître, hm ? » Parce qu'il s'était déjà éloigné, Rodolphus s'arrêta lentement et jeta un long regard à la jeune femme par dessus son épaule. « Veux-tu ? »
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Alecto Carrow

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MessageSujet: Re: Action ou Vérité? (PV Rodolphus)   Mar 24 Aoû - 15:24

Rodolphus Lestrange… dans une salle de classe abandonnée, aux livres poussiéreux sur des étagères… installé au bureau en train d’écrire sur un parchemin… Etait-ce là la pièce qu’il avait choisit pour s’en servir comme d’un bureau ? De toute évidence, même s’il était surprenant qu’une personne vivant dans un manoir se contente du mobilier spartiate de l’école. Elle imaginait bien que le manoir Lestrange ne devait pas manquer de mobiliers de luxe et de confort. Peut-être était-ce pour avoir de la tranquillité. Alecto n’y songea pas plus que cela, pensant tout de suite que Rodolpus manigançait quelque chose et elle comptait bien savoir ce qu’il était en train de faire. Certes, d’autres à sa place baisseraient l’échine face à un mangemort Vénérable, mais pas elle… pas envers l’aîné Lestrange, et elle n’allait donc pas hésiter à se mêler des affaires de ce dernier, elle ne craignait pas sa réaction. Elle n’avait pas eut à voir un vrai mangemort chez cet homme, un mangemort inquiétant, et c’était aussi là qu’était le problème. Elle ne demanda donc nullement l’autorisation d’entrer, s’avançant vers lui d’un pas sûr, et notons au moins qu’elle prit le soin de le saluer. Une façon de ne pas attaquer de suite, un petit prélude, bien qu’elle ne doutait pas que Rodolphus sache qu’elle n’était pas là pour papoter comme de vieilles connaissances de tout et de rien autour d’un thé.

Alecto ne tarda pas cependant à prendre le parchemin sur lequel écrivait l’aîné Lestrange, et elle eut un bref sourire en coin en voyant que ce dernier s’était fait surprendre là. Mais au fond, il n’y avait rien de miraculeux dans ça, elle avait juste pris les devants, agissant sans hésitation, et ne laissant guère le temps à Rodolphus de l’empêcher de prendre son bien. Et si ce dernier l’avait fait, inutile de dire qu’elle aurait eut un ton bien plus accusateur que celui qu’elle employa pour demander ce qu’il faisait. Elle garda fermement entre ses doigts le parchemin, restant totalement de glace en croisant le regard de son aîné. Elle le soutint durant les longues secondes où le silence plana à nouveau dans la salle de classe. Un court moment qui parut un peu plus long que ce qu’il était pour elle… Les deux statues qu’ils étaient devenus pouvaient faire penser à ces moldus américains se dévisageant avant de se lancer dans le duel de celui tirant sur l’autre le premier. Il n’aurait plus que manquer qu’une mouche se fasse entendre… C’est qu’elle en avait découvert certaines choses, durant son année d’enseignement d’études des moldus, les rabaissant à travers leurs inventions. Puis un signe de vie de Rodolphus qui se releva, et Alecto leva peu à peu les yeux, bien décidée à ne pas être la première à ciller et détourner le regard. Elle ne recula pas à la proximité, bien qu’elle stoppa un début de mouvement de ses bras, comme pour accompagner un éventuel pas en arrière. Non, elle ne se laissa pas impressionner, ses sourcils se fronçant légèrement et elle abaissa un de ses bras, ne tenant plus que d’une main le parchemin. Un soupçon de prudence s’afficha en toute discrétion sur son visage, elle resta attentive, sur ses gardes, mais toujours dans une position de tenir tête.

Vinrent alors des mots suivis d’un soupir qui lui fit hausser un sourcil. Ne pas rester à sa place ? Oh si elle savait le faire quand elle le voulait et surtout qu’avec les personnes qu’elle respectait. Mais oui, il était vrai qu’elle dépassait peut-être des limites, mais elle n’en avait absolument rien à faire. Rodolphus s’écarta, rompant le contact entre leurs regards. Les muscles de la jeune femme qui s’étaient tendus l’instant d’avant se décontractèrent. Sa garde ne s’abaissait pas pour autant, et elle se tourna vers l’aîné Lestrange, et elle baissa son regard vers le parchemin. Un lamentable rapport d’échec ? Une mission qui avait échouée, et dont ce serait occupée Rodolphus ? Cela n’allait pas à améliorer son avis sur ce dernier, surtout qu’il était à lui refiler la tâche de l’apporter au Seigneur des Ténèbres. Elle eut un « hmph » dédaigneux, le foudroyant du regard au « Veux-tu ? ». D’un pas sûr, elle le rattrapa. Que croyait-il ? Qu’elle avait peur de la réaction de leur Maître ? Non, elle n’était pas trouillarde pour se défiler de suite pour ne pas subir le mécontentement du Lord. Et puis si elle était interrogé sur le pourquoi c’était elle qui l’apportait, oh elle ne manquerait pas de tourner la vérité à son avantage. Elle dépassa Rodolphus, pour s’adosser alors contre la porte, qui claqua légèrement en se refermant. Elle s’appuya bien contre, faisant face à son aîné, bien campée sur ses jambes. Oui, elle l’empêchait de sortir.


"Penses-tu m’intimider ? Je n’ai pas peur d’affronter les réactions possibles du Maître, même si c’est pour les affronter à ta place... Tu te défiles en pensant me donner une leçon ? C’est bien ça qui fait que je ne vois pas en quoi tu mériterais que je reste à ma place envers toi…Quel est donc cet échec hm ?"

Alecto afficha un sourire en coin quelque peu provocateur, pour redevenir sérieuse, revenant sur le sujet du parchemin. La mission était-elle importante ? Qu’est-ce qui avait bien pu se passer, et puis… que pouvait-être l’implication de Rodolphus dans une mission ? Toujours aussi effacé ? Elle secoua un peu le parchemin sous les yeux de son aîné, pliant une de ses jambes, pied contre la porte, pour ne pas attendre une réponse. Non, elle la trouverait bien à travers les lignes du rapport. Elle ne put pas remarquer l’écriture agréable à lire, représentant bien le statut social de son propriétaire. Statut qui devrait faire encore une fois qu’elle surveille son comportement, mais non. Elle chassa ces pensées futiles, pour se lancer dans le décryptage des informations écrites.
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Rodolphus Lestrange

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MessageSujet: Re: Action ou Vérité? (PV Rodolphus)   Mar 24 Aoû - 17:18

« Cette fille est une sorte de poison, un putain de poison agressif. Tu voudras toujours, absolument toujours, l'avoir pour alliée plutôt que pour ennemie. Et tu sais pourquoi ? Parce qu'elle ne respecte rien ni personne. Rien ni personne, je te dis. Il n'y a que son frère pour la tenir en laisse... mais ne va pas croire qu'être le meilleur ami d'Amycus sauvera ta tête ; au contraire, elle sera bien pire, plus encore avec toi qu'avec n'importe qui. Un putain de poison, je te le dis, Rodolphus... »

Froide. Impulsive. Violente. Voilà ce qu'était la sanguine Alecto Carrow. Cela n'avait jamais porté une suspicion particulière à l'attention de Rodolphus. D'abord, parce qu'il n'était pas d'un naturel spécialement méfiant et, ensuite, parce qu'il ne faisait absolument jamais confiance à quiconque. Ni à Bellatrix. Ni à Amycus, ni à Lucius. Il se faisait à peine confiance à y regarder de plus près, aussi le tempérament de la tempétueuse sorcière l'avait-il toujours indifféré. D'autres mangemorts étaient ainsi, d'autres mangemorts étaient dangereux et puis... son épouse était bien pire, un électron libre comme on n'en faisait - heureusement - que peu. Alecto Carrow n'avait jamais eu à l'impressionner ou même à l'inquiéter et, encore aujourd'hui, il se sentait serein (et même un peu méprisant) à son égard. Ce qu'elle pouvait bien penser semblait couler sur lui sans plus lui faire de mal que la brise caressant sa nuque. En outre, le fait qu'elle fût la soeur d'Amycus - cette soeur surprotégée, sacralisée et idéalisée - ne lui portait pas plus d'intérêt au cœur ou à l'esprit. Qu'elle se méfie de lui, qu'elle l'espionne ou qu'elle tente de démasquer une quelque facette de sa personnalité, certes, qu'elle essaie... si cela avait été de ses humeurs, Rodolphus aurait certainement pu s'en amuser, ou seulement en sourire.

Mais si elle avait l'art et la manière de se forger des armes dans l'acier de l'acerbe et de l'acide, le sorcier qu'elle avait pris en défiance n'était pas n'importe lequel des mangemorts. Il n'était pas plus craint ou plus respecté que les autres, mais Rodolphus était plus insondable, calculateur et mystificateur que la plupart, sinon que l'ensemble de ses pairs. Cette aisance qu'il avait à se dissimuler ne servait rien que des intérêts qu'il cachait avec tout autant d'aisance. Et c'était là que l'idée de savoir garder sa place changeait tout à fait de signification, de message subliminal. Alecto pouvait bien enfreindre toutes les hiérarchies, voilà qui n'effleurait qu'à peine Rodolphus, mais qu'elle s'aventure, avec tant de témérité et de vanité, sur un domaine dont lui seul pouvait se revendiquer le maître avait ce don particulier et négligeable de le tarauder. Et, depuis le temps que cette question lui trottait dans la tête, il lui sembla soudainement l'heure de mettre un terme à une impudence que trop longtemps pardonnée. Si donner une leçon à une sorcière comme Alecto Carrow rebutait fortuitement Rodolphus, l'idée de lui rappeler sa place dans l'ordre des choses, et à plus forte raison dans la chaîne alimentaire qu'était la vie, lui parut inévitable cette fois-là.

« Penses-tu m’intimider ? Je n’ai pas peur d’affronter les réactions possibles du Maître, même si c’est pour les affronter à ta place... » Deux pas. Lentement, il s'approcha d'elle. Un pas. L'idée de réduire la distance les séparant le séduisait autant qu'une entrevue avec feu son père. Pour autant, il surmonta son dégoût et finit de parvenir jusqu'à elle sans jamais l'avoir interrompue, pas même par l'intention. « Tu te défiles en pensant me donner une leçon ? C’est bien ça qui fait que je ne vois pas en quoi tu mériterais que je reste à ma place envers toi… » Il aurait dû sourire, il aurait voulu, mais rien ne déforma ses lèvres. Il était là, froid mais serein, fermé à toute once d'humanité. Il semblait égaré entre son besoin de songer et celui de parler, de sorte que cette léthargie ne lui conférait que les heures primitives de la mort. « Quel est donc cet échec, hm ? » A croire qu'elle allait enfin le laisser en placer une. Ou non. Elle semblait presque immédiatement chercher les réponses à ses questions dans le parchemin qu'elle ne cessait jamais de détenir.
D'une froide délicatesse, et pourtant fermement, Rodolphus referma ses doigts sur le poignet d'Alecto, par lequel elle disposait du parchemin. Le remontant à hauteur de son visage, il sembla l'attacher telle qu'elle à la lourde porte. Sans jamais défaire sa prise, il se pencha un peu mieux sur elle, son visage à quelques centimètres à peine de celui de la sorcière. Un souffle infime échappant à ses lèvres, il demeura tout de même au silence, son esprit infiniment concentré. Aurait-il tenté de pénétrer l'esprit d'Alecto par légilimencie qu'il n'aurait pas semblé plus attentif. « Un peu d'humilité, Alecto. Un peu de décence. Un peu de... » Aussi sciemment que consciemment, Rodolphus laissa son regard courir le long de la peau halée de la sorcière, courant des yeux les traits de ses lèvres, de sa mâchoire, et ainsi de son cou. Il ne s'arrêta que parvenu à sa gorge et, replantant aussi sèchement son regard dans le sien, il sembla resserrer ses doigts autour du poignet de la jeune femme. « Un peu de réserve. Ou bien... agis-tu avec la véhémence de la conviction naïve ? crois-tu que cela suffise à t'immiscer dans les affaires que seul notre maître me confie ? crois-tu sincèrement, pathétique dans ta faiblesse, qu'il t'est donné, à toi, pauvre Alecto Carrow, un droit de regard sur ce que seul notre Lord prétend savoir ? » Chaque mot de son discours perçait comme un sifflement entre ses dents serrées, son visage si proche de celui de la sorcière qu'il ne manqua d'aucune occasion de s'approcher un peu plus, coulant ses lèvres jusqu'à son oreille, y déversant ses mots avec une acidité qu'elle ne savait que trop bien s'approprier bien des fois. « Reprends ton rang, ou crois bien que je t'y remettrai. »

Soupirant là, contre sa peau, Rodolphus Lestrange s'écarta lentement. Avant qu'il n'ait complètement achevé de se redresser, il resserra plus ardemment ses doigts autour du poignet de la sorcière, et ce jusqu'à la faire céder. De sa main libre, il vint donc aisément le récupérer, le lui arracher pour tourner les talons et revenir à ses ouvrages. Il déposa là le parchemin avant de se tourner encore vers elle. Encore une fois. Toujours une autre. Une autre de trop. Peut-être.
« Tu n'associes que trop le respect à la crainte. Que tu me respectes ou me craignes ne m'importe guère. On n'a que trop parlé de ton incapacité à le faire... et c'est certainement aussi bien, mais là où l'on m'a confié aux plus grandes précautions, à la plus grande crainte pour tes humeurs brûlantes... je n'éprouve qu'une infinie compassion. Pour ton seul échec, Alecto. Ton constant échec. Tout ce temps, je crois que tu n'attendais pas tant de preuves de ma loyauté que moi de la tienne. Ça, je le crains. »
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Alecto Carrow

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MessageSujet: Re: Action ou Vérité? (PV Rodolphus)   Mer 25 Aoû - 19:05

(J'ai fait pas mal agir Alecto, mais si c'est trop, hésites pas à me le dire^^)

Cette situation faisait partit des rares qui pouvaient expliquer pourquoi Alecto avait été répartie dans la maison rouge et or… Gryffondor… dont l’image avait été bien bafouée à ses yeux par la suite au vu des élèves qui s’y retrouvèrent, à oublier l’importance du sang. Le défunt Harry Potter et toute sa clique, ces idiots qui ne comprenaient absolument rien, se perdant dans leurs bêtises, et pour quoi à la fin ? Etre écrasés comme de la vermine, comme il se doit en fin de compte. Elle y avait été pour sa témérité, si flagrante à cet instant, à empêcher son aîné et supérieur finalement, un grade les séparant et pas des moindres, de sortir dans le semblant de son intention qu’elle décida de poursuivre à sa façon. Elle n’était pas inconsciente du danger que représentait Rodolphus bien qu’elle le qualifie « d’effacé » comparé à ce qu’elle en avait vu jeune et le bien qu’elle en avait entendu dire. Mais elle ne se retenait pas, courageuse et sûrement casse-cou bien que cela soit un affrontement ne serait-ce que par les mots et la stature de l’un envers l’autre. La violence physique n’avait pas vraiment sa place à cet instant, surtout entre personnes civilisées comme eux. De plus, ses réelles intentions n’allaient pas du tout dans ce sens-là, et ce même si son comportement paraissait être celui de la vipère qui cherche à frapper encore et encore là où ça peut faire mal.

Mais que pouvait vouloir réellement Alecto ? S’assurer de la loyauté de Rodolphus en faisait partie, certainement, c’était le plus évident en fin de compte. Mais il se cache souvent bien des choses sous la surface affichée d’une femme de son genre. Certains ont pu apercevoir de faibles parties de son vrai visage sans s’en rendre compte ou sans comprendre ce qu’il se passait, mais seul son frère la connaissait véritablement. Installée contre la porte, elle lança de suite une pique à l’aîné Lestrange, une pique qui avait tout encore une fois de son côté gryffondorien. Elle perçut l’avancée de cet être qui avait tout d’un iceberg glissant sur les eaux calmes de l’antarctique. Impénétrable, glacial, sans vie, à l’écart de l’ensemble de la populace de la banquise dont il s’est détaché. Au fond, elle aurait été déçue que Rodolphus ne se comporte ainsi, qu’il brise bien trop facilement cette image de contrôle et d’intouchable qu’il gardait malgré tout. Ce serait comme si l’iceberg s’effondrerait seul en petits morceaux, alors que le mieux serait certainement de le voir se retourner, si dangereusement, créant un remous autour de lui, et révélant la partie la plus grande et la plus imposante de ce qu’il était. Alecto resta cependant dans son rôle, enchaînant jusqu’à remettre en avant l’échec dont avait parlé, et donc le fameux rapport qu’elle tenait entre ses mains. Un sourire en coin, petite provocation, elle s’attarda à observer l’écriture en général de Rodolphus, et passant clairement à un regard prêt à analyser les mots, elle ferma une seconde les yeux à la main s’emparant de son poignet.

Alecto releva lentement la tête, en même temps que ses paupières et elle ne chercha nullement à résister, laissant sa main finir bloquée contre la porte. Cependant, de nouveau, elle fut sur ses gardes, muscles tendus, regard ancré dans celui de son aîné, ses sourcils se froncèrent quand il se pencha au-dessus d’elle. Imperceptiblement, elle appuya l’arrière de sa tête un peu plus contre le bois, fermant par réflexe son esprit, à la vue de cette expression de concentration qu’elle avait vu bien des fois, et bien tôt quand Amycus s’entraînait sur elle. De nouveau cette proximité, comme un autre lancé de boomerang. Ses lèvres s’entrouvrirent, et elle sembla juste recommencer à respirer, doucement, tout sous contrôle, redescendant son pied qui était contre la porte à terre. Oh, il était facile à croire qu’elle allait en user pour écraser le pied ou écarter ce Rodolphus imposant. Elle afficha très légèrement de la perplexité au début du sermon du Vénérable, et en sentant son regard dériver de ses lèvres à sa gorge, elle resta totalement stoïque, indifférente, son expression plus sévère, ses doigts se resserrant sur le parchemin, léger bruit d’un infime froissement qui se stoppa à ceux faisant plus pression sur son poignet. Pendant un instant, elle ressembla à un chat sur le point de feuler. La véhémence de la conviction naïve ? Etrangement, un fin sourire énigmatique se dessina sur ses lèvres au fur et à mesure des paroles de Rodolphus. Se moquait-elle ? Cela lui passait-il au-dessus de la tête ? Ou avait-elle eut ce qu’elle voulait en fin de compte ? Son bras libre pendait le long de son corps, contre la porte, sa main se mit à pianoter légèrement, pour s’arrêter aux mots prononcés à son oreille. Là, « l’effacé » se comportait fort bien comme le serpent qu’il se devait d’être, arrachant un frisson à la jeune femme qui resta pourtant insondable, la neutralité ayant pris la place à son sourire précédent. Incisif, acide, et à agir face à l’erreur qu’elle avait commise…

Reprendre son rang hein ? Alecto ferma les yeux, percevant le soupir de son aîné, et retenant le sien, elle se demanda un instant si ce que tout le monde attendrait de l’image qu’elle donne en général soit de rétorquer de suite qu’elle était déjà à sa bonne place, sans la moindre hésitation. Pourtant, là, elle n’en fit rien, et contracta les muscles de son bras quand Rodolphus serra davantage son poignet juste pour le principe, deux secondes, pour laisser tomber dans la main de ce dernier le rapport qui n’avait absolument plus rien d’important à ses yeux. L’aîné Lestrange s’éloigna alors pour reposer le parchemin sur son bureau. Elle se décolla lentement de la porte, passant une main dans ses cheveux, puis la descendant masser sa nuque. Elle rouvrit les yeux, croisant le regard de Rodolphus qui continuait encore dans sa lancée. Un petit sourire satisfait étira ses lèvres aux derniers propos, tous la rabaissant, et l’on pourrait croire qu’elle avait un côté masochiste à sourire ainsi. Cette fois là, elle soupira, rabaissant lentement son bras pour le croiser avec son jumeau dans son dos, s’avançant à pas de tortue vers l’aîné Lestrange.


"Certes, il est si facile, de juger ainsi au premier regard….. Mais justement, ne crois-tu pas faire la même erreur que moi, Rodolphus ?"

Alecto s’arrêta au niveau du deuxième rang, prenant le livre au-dessus de la pile, continuant de parler tout en regardant la couverture quelques secondes, avant de le reposer impeccablement à sa place.

"Les apparences sont bien souvent trompeuses, surtout pour des personnes comme nous qui avons appris à tant en jouer… Même s’il est évident en effet que je me suis basée sur les tiennes…. tout en sachant que l’on ne peut que soi-même savoir réellement qu’elle est notre propre loyauté…"

La jeune femme avait pu paraître bien détachée, comme en train de parler de la météo, cependant, quand elle se tourna vers Rodolphus, son expression était redevenue des plus sérieuses. Elle se montra un peu plus bavarde, s’appuyant légèrement contre la table d’élève.

"Oui, je me mêle de ce qui ne me regarde pas, désobligeante, irrespectueuse, je l’accepte et l’affirme totalement… Je ne reste pas à ma place, encore une fois, tu as raison… Il faut croire que je peux aimer ça, ou tout simplement…."

Alecto délaissa la table d’élève, se retrouvant en quelques pas rapides face à Rodolphus. Soudainement, elle s’empara fermement du col de ce dernier pour le faire se pencher légèrement, d’apparence fragile mais pas sans ressources, elle approcha à son tour son visage du sien. Inversant les rôles tel le retour du boomerang lancé auparavant, et là où l’aîné Lestrange avait laissé quelques centimètres d’écart, elle rapetissa la distance, se contentant de quelques millimètres, en un infime effleurement. Elle laissa son souffle alors qu’elle parlait caresser les lèvres du vénérable mangemort. Paroles rapides, d'un ton contrôlé et toujours avec cette pointe de provocation naturelle, surtout à la fin.

"Que c’est une façon comme une autre de tester ce qui peut rester du mangemort que tu as été… Peut-être un bon signe que tu te comportes comme tel avec le ras-le-bol et l’envie de me remettre à ma place…. Dommage que ça n’arrive pas plus souvent… Tu gagnerais plus facilement que je respecte la place que je me dois de garder… Entre vrais mangemorts…"

La jeune femme relâcha son col, repoussant doucement Rodolphus pour se détourner lentement, terminant son monologue, tout en prenant le chemin de la porte, jetant un coup d’œil à son aîné, avec un fin sourire en coin à nouveau

"Sur ce, je vais me concentrer en toute humilité de mon rôle de mangemort Maître… Oh… Et comprends bien que tu m’auras clairement sur ton dos avec de bonnes raisons, pour l’instant… Je vais me contenter de rester en… vigilance constante. Normal quoi…"


Dernière édition par Alecto Carrow le Dim 12 Sep - 20:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Action ou Vérité? (PV Rodolphus)   Mer 8 Sep - 15:24

Un souffle. Une abîme. Un silence. Une mort précoce. Un énième suicide. Quelque chose comme ça...
« Certes, lui répondit-elle finalement d'un ton dégagé, il est si facile de juger ainsi au premier regard... Mais, justement, ne crois-tu pas faire la même erreur que moi, Rodolphus ? » Parce que, tout ce temps, le mangemort s'était attaché à dévisager la jeune sorcière avec une ferveur maladroitement religieuse, il n'eut pas à relever les yeux pour découvrir avec quelque condescendance elle venait le couvrir d'une telle comparaison. Quoi qu'aucune surprise ne parut sur les traits d'un Rodolphus Lestrange fort de son tempérament placide, il y eut, là, dans son regard, comme une nouvelle attention aussi implacable qu'elle fût furtive, sujette à toutes les considérations possibles, autant qu'absurdes. L'idée, à elle seule, lui paraissait hors de propos, et plus il vint à y penser, et moins il fût convaincu par l'ersatz de philosophie qu'Alecto lui avait ainsi proposé.

Bien des années avant cela, un talentueux et respecté sorcier lui avait inculqué des notions d'humilité dans le jugement. Cet homme n'avait certainement pas été le plus aimant des pères, mais il n'en restait pas moins un stratège et un fin philosophe de la nature humaine. A le considérer avec les années, Rodolphus convenait même que son père, tout monstre qu'il s'était comporté avec lui, l'avait forgé dans une matière aussi rare que solide, et dont les secrets demeuraient encore dissimulés à la plupart des mortels. Dans l'ombre de son antichambre, Silas Lestrange avait bel et bien appris à son fils les rudiments d'un jugement habile et consciencieux, qui ne s'aventurait jamais au-delà des frontières admissibles. Cela n'avait pas été l'enseignement le plus aisé à assimiler, mais l'aîné des fils Lestrange admettait également que cela n'avait pas été non plus le plus pénible et le plus inutile de tous.

Une nuit, Silas avait tiré Rodolphus de son lit, ignorant son sommeil tout en protégeant celui de son fils cadet, Rabastan. Les deux garçons n'avaient jamais été éduqués de la même façon, peut-être parce que leur père ne les avait jamais considéré en égal, que ce fût par la naissance ou par la destinée. Il avait toujours privilégié l'aîné, en dépits de la toute relativité du privilège. Quoi qu'il en fût, ils s'aventurèrent côte à côte dans la crypte du manoir où l'air humide et putréfié pénétra la peau du jeune sorcier terrifié. A cette époque, Rodolphus craignait d'une peur sans borne les lieux aussi sombres qu'abyssaux, et s'y enfoncer releva pour lui d'un dépassement intellectuel supérieur à bien des sacrifices ; de tout temps, la présence de son père lui avait repoussé d'insoupçonnées limites, de telle façon que le jeune garçon ne sembla jamais téméraire qu'en présence de son père. Introduits dans les tréfonds de leur demeure, les deux sorciers s'étaient retrouvés dans un dédale de couloirs qui, en des cavités méconnues de Rodolphus, vint abriter une sorte d'austère cellule. Quand la porte céda sur le contenu, Rodolphus eut toutes les peines du monde à garder son regard d'enfant chétif sur le corps décharné et humilié d'un cousin, du nom d'Anton. Celui-ci ne devait alors avoir qu'entre dix et douze ans, quand Rodolphus n'en avait encore que sept, ou peut-être huit. Cette vision l'avait marqué à jamais lorsque, se penchant sur lui, Silas lui avait recommandé ces quelques mots qui, encore aujourd'hui, résonnaient entre ses tempes comme une vile et insubmersible prophétie. « Tu as mal jugé un homme parce qu'il était ton cousin, Rodolphus, et regarde, lui avait-il confié au creux de l'oreille sans que le jeune Lestrange ne puisse détacher ses yeux des orbites creusés et saignantes d'un être qu'il avait si bien connu, tant serré contre son esprit. Même tes plus proches sont sujets à toutes les traîtrises, même tes plus proches n'ont aucune loyauté. Regarde le garçon avec lequel tu as grandi, mais vois l'homme qui, un jour, parce que son père l'y a employé toute sa vie, te tuerait pour quelques noises. Regarde, Rodolphus... regarde toujours, mais vois, perçois, tout au-delà de la surface et de l'affect, perçois tout ce qu'on te dissimule sans légilimancie, car c'est bien là un art d'incompétents et d'incapables, qui se surarme toujours en vain. »

Après cet insidieux monologue, Silas avait forcé son fils à coucher dans la même pièce que son cousin pour le restant de la nuit. Quand, le matin, Rodolphus avait vu la porte céder sans qu'il n'ait goûté une seconde de sommeil, la silhouette indolente de sa mère l'avait pétrifié jusqu'à l'âme. Jamais Cassandra Lestrange ne tendit la main vers lui, elle tourna seulement les talons pour l'inviter à remonter à sa suite, et elle ne parla jamais de ce qu'il s'était passé, avec l'indifférence et le mépris d'une femme qui, toujours, n'aimerait que le restant du monde sauf lui.

Aussi Rodolphus laissa-t-il Alecto arguer son monologue comme il le lui sembla doux à l'esprit comme au corps. D'ailleurs, elle fût bientôt si proche de lui, à le saisir par le col, et à frôler ses lèvres des siennes, qu'il n'eut que le loisir de se noyer dans son regard d'une ambre enflammé sans pareil ; pour être tout à fait honnête avec lui-même, il remarqua pour la première fois quelle charme sauvage existait dans les traits d'une sorcière égale en beauté et en tempérament. « ...c’est une façon comme une autre de tester ce qui peut rester du mangemort que tu as été, siffla-t-elle entre ses dents. Peut-être un bon signe que tu te comportes comme tel avec le ras-le-bol et l’envie de me remettre à ma place. Dommage que ça n’arrive pas plus souvent, nota-t-elle en effleurer la susceptibilité du sorcier, tu gagnerais plus facilement que je respecte la place que je me dois de garder… » Aussi sèchement, elle le relâcha, comme forte et fière de son intimidation désabusée. Pour autant, Rodolphus n'avait dénoté ni réaction, ni surprise, ni crainte, et la seule émotion qui battait entre ses tempes n'était encore que la sourde angoisse d'un enfant devant le corps déchu d'actes immondes d'un proche parent d'enfance.

Alors qu'elle entama finalement de repartir avec toute sa superbe, Rodolphus s'installa sereinement sur une chaise, et tira à lui son précieux parchemin. Maintenant qu'il lui tournait le dos (puisqu'elle rejoignait la porte et qu'il demeurait face au bureau professoral), il semblait la déconsidérer, et même nier son existence. De fait, la plume coula bientôt d'encre et gratta avec sa distinction calligraphique le papier, frayant d'infinies courbes noires. Cependant, ses lèvres s'entrouvrirent doucement et, sans même qu'il n'ait eu à méconnaître ses activités, sa langue claqua son palais et déversa son discours dans l'obscur silence de la salle. « J'ai perdu en fougue, dis-tu, mais j'ai gagné en conscience, en stratégie et en ferveur. Tu n'as rien perdu de ta fougue, soit... alors que t'ont fait gagner ces années, Alecto ? Tu es encore pleine de la rage adolescente, bien loin des desseins qui, admets-le, me font meilleur que ton égal. »
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MessageSujet: Re: Action ou Vérité? (PV Rodolphus)   Dim 12 Sep - 20:54

Alecto n’était pas à démentir ce qu’elle était, elle l’assumait pleinement, car elle avait ses propres raisons de se comporter de la façon qu’elle voulait, aussi dérangeant cela puisse-t-il être. Et même si les raisons de ses agissements étaient plus profondes en majorité, elle ne cherchait jamais à changer l’avis des personnes sur elle. Sauf s’il y avait intérêt à avoir dans sa poche la dite personne, et là autant faire des efforts même si c’était une pure comédie. Ceci était valable pour le commun des gens autour d’elle, en dehors des privilégiés peu nombreux dans son cercle de relations. Elle accepta totalement la facilité du jugement, elle ne craignait pas d’affronter les conséquences que cela pouvait avoir… Après tout, elle suivait énormément son instinct, pour aller le plus loin possible, s’en sortir sans trop perdre de plumes au passage, et le plus souvent avoir ce qu’elle voulait. Certaines fois, elle laissait également son instinct la guider sans que ce soit pour son profit personnel, juste parce qu’elle ressentait que c’était ce qu’elle voulait faire. Ce qui fut le cas à cet instant précis, sans trop savoir où tout cela allait encore la mener, elle s’y engagea, aucune hésitation dans son regard, approchant le mangemort Vénérable. Rodolphus gardait un masque impénétrable, comme si rien ne pouvait l’effleurer, son regard semblait refléter quelque chose parfois, mais est-ce qu’un regard représentait une vérité sur l’esprit ? Non…Elle était bien placée pour le savoir et ne pas s’appuyer dessus, et au fond, elle ne cherchait pas à savoir pour l’instant, pensant plus à dire ce qu’elle avait à dire et à ses gestes.

Alecto savait jouer de la proximité, aux différentes intonations, menaçante, froide, charmeuse, joueuse… A cet instant, c’était plus un retour, donner plus d’impact à ses paroles, contrôler, mélange de charme et de provocation qui disparurent en un claquement de doigt dès qu’elle relâcha son aîné. Elle mit fin ainsi à cette discussion où, très discrètement, elle avait effleuré ce qu’elle cachait derrière agressivité et méfiance. Certaines choses pouvant paraître des plus simples et évidentes se révèlent en réalité plus complexes. Cependant, elle n’alla pas plus loin, ne désirant pas lever le voile, ne cherchant pas elle-même à creuser sur ses propres pensés pour l’instant. Encore une fois, rien n’apparaissait sur le visage de Rodolphus, mais cela ne la dérangea en rien. Il n’y avait absolument rien d’intéressant de tout percevoir des pensées des uns et des autres, le mystère ajoutait du piment, faire mouche sans le savoir, blesser, se tromper, c’était au fond ça qui rendait les choses intéressantes… avec de préférence la réussite à la fin. Elle se détourna pour prendre le chemin de la porte, son naturel toujours aussi présent, pour ajouter encore quelques mots… qui étaient au fond plutôt positifs sur sa conclusion de l’échange, mélangés à une provocation en signalant qu’elle prenait congés. Le silence prit place, sa marche plus légère pour que ses talons ne résonnent pas sur la pierre du château. Plus détachée, sa main commençait à se lever vers la poignée de la porte qu’à nouveau, la voix de l’aîné Lestrange se fit entendre. Il en redemandait ? Tout d’abord, elle pensa à continuer son geste, ses doigts se posant le métal froid de la poignée qu’ils quittèrent quelques secondes après.
Alecto se retourna lentement pour poser son regard sur le dos de Rodolphus occupé à écrire son rapport. Sa rage adolescente hein ? Elle eut un soupir indescriptible et revint sur ses pas, pour s’engager dans une rangée des tables d’élèves.


"Tu te montres bien bavard, Rodolphus….. Mais il est vrai qu’il y a sujet à discussion…. Permets que je m’installe confortablement, veux-tu ?"

Alecto n’attendit pas une quelconque autorisation pour aller ouvrir une petite fenêtre sur la droite, laissant entrer une brise froide, faisant apparaître une discrète chair de poule sur le haut d’une de ses épaules. Elle jeta un coup d’œil au ciel sombre et paisible. C’était presque une invitation pour elle d’en profiter pour s’envoler et apprécier la sensation du vent dans ses plumes. Cette petite échappée avec cette envie fortuite finie, elle refit face à la salle de classe, au bureau et à Rodolphus. Ses pas la firent zigzaguer entre les rangs de tables, pour finalement s’arrêter au premier rang, à la deuxième table sur la droite. Elle tira la chaise pour la faire passer devant la table, remonta sa robe de sorcier sur ses épaules, et s’assit tranquillement sur la table, pieds sur la chaise, jambes croisées, avant de reprendre la parole posément. Oh elle avait totalement conscience qu’elle travaillait une image d’une élève adolescente, installée ainsi, ne poussant cependant pas à s’être installée derrière une des tables.

"Tu vois donc ma motivation comme une rage adolescente ? Soit…. Je trouve bien plus qu’avec les années, je fais ma part des choses, les moments où je profite sans me refreiner de la vie, les autres où d’autres priorités s’imposent… Mais nous n’allons pas nous perdre dans les avantages et les défauts d’un esprit jeune ou un esprit…. Agé."

Alecto afficha un fin sourire amusé, s’appuyant de ses deux mains sur le bord de la petite table, tapotant de ses doigts contre le bois rugueux et vieux. Elle laissa son regard s’attarder un peu plus sur les étagères de livres, et plus précisément les titres.

"Avant toute chose, je ne me sens ni supérieure, ni inférieure à toi… ça reste à voir, puisque tu dis avoir gagné de la ferveur… Je ne demande qu’à voir, si me faire changer d’avis ou te respecter te ferait gagner quoique ce soit, même si j’en doute, tu n’es pas touché par si peu, hm ? … Mais ce qui compte le plus au fond, c’est le respect envers nos principes et le Seigneur des Ténèbres…. Quant à mes desseins, ou les tiens, nous ne pouvons qu’être seuls juges… Mais si tu parles de ceux que te confient le Maître… J’espère bien qu’ils sont plus importants… A quoi bon t’avoir fait Vénérable sinon… Et j’estime que mes rôles à jouer ont aussi une importance et sont agréablement confiés en sachant que j’ai moins d’expérience que toi…"

Alecto reposa son regard sur Rodolphus, appuyant un coude sur une de ses cuisses, et logeant son menton au creux de sa main.

"Je te suspecte de part ton changement, cette image en retraitque tu as trop souvent…. Mais es-tu donc en train de me dire que tu t’es simplement… élevé ?"
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MessageSujet: Re: Action ou Vérité? (PV Rodolphus)   Mar 2 Aoû - 1:09

Ce que Rodolphus avait d'abord pris pour une leçon distrayante à donner l'ennuyait désormais. Il n'avait pas de temps à perdre en babillages sans conséquences qui, d'ailleurs, devaient, tout au plus, justifier les suspicions d'Alecto à son encontre. Il paraissait évidemment aux deux protagonistes que le sorcier se souciait peu de l'avis de son congénère à son sujet et que, par là, il ne s'attarderait certainement pas à faire mentir les rumeurs à son encontre. On le disait lâche. On le disait désintéressé. On le disait même traître, ça et là, rongé par la haine d'avoir vu son époux tant aimée par ses soins disparaître dans les filets de sa folie et de sa dévotion. Beaucoup parlaient, mais peu pensaient. A s'y pencher davantage, il était même possible de remarquer avec quelle application Rodolphus servait le Seigneur des Ténèbres parce que Bellatrix en faisait tout autant, et mieux encore. Finalement, l'aîné des Lestrange était même un homme très cohérent, et probablement bien plus courageux que la plupart des couards réunis dans leurs rangs. C'était une forme de courage, oui, que surmonter ses craintes d'être anéanti, ou par l'Amour ou par la Mort. Ces conceptions trop romantiques s'enfuyaient avant d'être saisies, et voilà pourquoi Rodolphus, devant une Alecto Carrow déterminée ou n'importe qui d'autre, ne soufflerait mot de ses noires pensées sagement dissimulées.

Alors, il la laissa parler, comme un vieux sage accepte d'écouter le pauvre ignare qu'il doit instruire. Cependant, Rodolphus en avait abandonné l'idée. Il ne l'initierait pas à la compréhension de son propre intellect et, cela, Alecto ne devait l'ignorer. Aussi peinait-il quelque part à comprendre l'acharnement qu'elle mettait à le soumettre à la question, minute après minute, heure après heure, depuis un simple regard inquisiteur jusqu'à des mots qui n'auraient jamais dû dépasser sa pensée. Néanmoins, il se prêtait au jeu, rien qu'à force de tolérer la présence de la jeune sorcière dans son lieu de parfaite réclusion.

Parce qu'elle était fougueuse, elle ne s'arrêta pas. « Je te suspecte de part ton changement, affirma-t-elle sans surprendre son interlocuteur. Cette image en retrait que tu as trop souvent. Mais es-tu donc en train de me dire que tu t’es simplement… élevé ? » D'une certaine façon, Rodolphus n'avait aucune envie de nier. Oui, il avait dû s'élever en cela qu'il s'était détaché des futiles préoccupations qui ne répondaient ni aux aspirations du Seigneur des Ténèbres ni aux folies de son épouse. Mais il n'avait guère la prétention de donner raison à une Alecto n'attendant qu'un seul mot de lui pour l'abattre en plein vol. Il ne s'agissait pas seulement de lui abandonner une victoire dont il n'avait que faire, c'était... une sorte d'idiotie que de tenter de discuter de sa propre personne avec une sorcière qui, finalement, ne cherchait qu'à protéger son frère par la paranoïa, sinon le bon sens. « Tu perds ton temps, Alecto. Je ne vais rien nier, et ton petit jeu ne m'amuse plus... Tu emploies toutes tes forces à démonter un homme que je ne suis déjà plus depuis fort longtemps. Aucun de ceux qui y ont connu son séjour ne sont revenus indemnes d'Azkaban, mais si tu prends ma réclusion pour de la faiblesse, soit. A vrai dire, je n'ai cure de tes opinions. Tourne donc autour de moi comme le meilleur des prédateurs, s'il te plait tant de chasser tes confrères. Pour ma part, je me réserve le droit de douter de toi à mon tour. Il est vrai qu'on ne peut se fier à quiconque ne nous fait pas confiance. » Dès lors, ill ne releva plus son regard de son noir parchemin. Le professeur avait dispensé sa leçon.
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Alecto Carrow

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MessageSujet: Re: Action ou Vérité? (PV Rodolphus)   Ven 5 Aoû - 19:33

Installée sur la table, Alecto était à nouveau partie dans une longue tirade même si elle ne s’attendait pas à des réponses ni à une réaction en particulier. A vrai dire, avec Rodolphus, il fallait souvent ne s’attendre à rien. S’il y avait bien un mot qui s’accordait à merveille avec l’aîné Lestrange, c’ était l’impassibilité. En même temps, autrement ce serait une autre personne. Entre reproches divers, et méfiance, formulant ce qu’en réalité tous deux savaient sans ne l’avoir dit, elle en venait à essayer de comprendre certaines choses l’air de rien, derrière des conclusions hâtives clairement affichées. Après tout, elle pensait avant tout à Amycus qui était proche de Rodolphus, s’inquiétant évidemment pour son frère, c’était ce qu’elle ne cachait en rien et qui dictait majoritairement sa conduite, et elle entrait parfaitement dans le cadre de provocatrice et d’emmerdeuse de service. Seulement, il y avait d’autres questions qui lui traversaient son esprit ? Qu’est-ce qui avait pu rapprocher Amycus à l’aîné Lestrange, et quelle confiance pouvait régner entre eux ? Que pouvait bien en réalité se cacher derrière l’image stoïque de Rodolphus ? Voilà comment elle finit avec sa toute dernière question, totalement décontractée, se demandant ce qui allait suivre, un silence imperturbable ou allait-il se montrer cassant et intouchable ? La probabilité qu’il donne une réponse à sa question était…inexistante en fait…

La brune pencha légèrement la tête aux premiers mots de Rodolphus, son comportement l’aurait donc amusé ne serait-ce que d’une façon fugace ? Un très bref sourire narquois se dessina sur ses lèvres, disparaissant ensuite comme sil n’avait jamais existé. Elle pouvait bien être tranquille si, au tout début, cela avait amusé son vis-à-vis, les apparences prédominaient toujours, après tout, la sincérité totale serait-elle seulement possible un jour dans une de leur discussion ? Certainement pas, sa sincérité n’allait qu’à son frère, ce qui allait de soit, surtout qu’ils n’avaient pas de mal à deviner ce qui pouvait bien passer dans la tête de l’un et l’autre. Alecto prit une expression sérieuse par contre à la suite, le démonter ? Ne pas avoir sa confiance ? Qu’il doute donc sur elle… Un léger tremblement s’empara de ses lèvres, retenant un rire qui pointait le bout de son nez, se concentrant bien plus sur ce comportement digne d’un professeur en fait… Elle était plus que bien placée pour le savoir, cette façon d’agir pour clôturer de soi-même la discussion, en tout cas pour lui certainement, en bon désintéressé de ce quelle pourrait dire par la suite, hm ? Elle soupira discrètement tout en se laissant glisser du bord de la table pour se remettre debout.

"Me voilà bien remis à ma place…. Si tu avais réellement raison sur certaines choses."

Alecto s’approcha d’une étagère de livres, dont elle remit l’un d’eux bien droit, en un élan de perfectionnisme. Si elle voulait vraiment démonter Rodolphus, elle s’y prendrait en réalité bien autrement, elle ne chercherait absolument pas à discuter, si ce n’était qu’une fois après l’avoir mis à terre pour jouer cruellement de son agonie. Il était vrai qu’elle pouvait s’accorder de la haine et de la hargne purement gratuite, mais il y avait Amycus, et le simple fait d’être proche de son frère l’amenait malgré tout à faire preuve d’une certaine retenue. Elle respectait malgré tout les choix que faisaient ce dernier, elle s’assurait juste ensuite de prévenir au maximum ce qui pourrait déraper, en un pur élan de protection mutuelle.

"Tu n’as encore rien fait qui puisses me donner envie de te démonter, comme tu le dis si bien…"

La sorcière prévenait simplement ce qui pourrait amener à cela, c’était presque comme si elle avait en quelque sorte cherché à quelque peu marquer son territoire. Etrangement, elle redoutait bien plus ce que pourrait faire le Lestrange que le Malefoy. Alecto avait jeté à peine un coup d’œil à Rodolphus penché sur son parchemin, que son attention s’arrêta sur un des livres de l’étagère, alors qu’elle effleurait leurs couvertures tout en parlant. Ça faisait un moment qu’elle cherchait un bouquin de ce genre, sur un thème sombre de la métamorphose, et c’est sans demander la moindre permission qu’elle le prit, le feuilleta et le garda dans sa main. Elle trouverait bien le temps de le lire en dehors de toutes les tâches qu’elle avait à faire.

"Enfin, je te laisse à ton écriture…"

Alecto se tourna quelques secondes vers Rodolphus, avec son très léger sourire en coin habituel, avant de se diriger vers la sortie, de son pas sûr et distingué. Elle ouvrit la porte, scrutant tout d’abord, en un réflexe acquis, le couloir vide et sombre. Elle allait juste faire un tour pour vérifier une chose sur la préparation de l'examen de répartition avant de rentrer chez elle.
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Action ou Vérité? (PV Rodolphus)
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