Il n'y a que le pouvoir, et ceux qui sont trop faibles pour l'obtenir. | Période jouée; post-septième année alternative.
 
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 [ Dieu. ] - Don't say fuck fuck no.

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Amycus Carrow

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▌Messages : 163
▌Date de naissance : 29/11/1990
▌Date d'inscription : 23/08/2010
▌Votre Âge : 26
▌Age du personnage : Trente-neuf ans.
▌Étude, métier : Mangemort, professeur, politique.
▌Baguette : 29 centimètres, bois de magnolias, sulfate de potassium.

— §ECRECY §ENSOR
— INVENTAIRE & CO:
— FONCTION(s) | ATTRIBUTS: Homme au foyer multi-fonctions.

MessageSujet: [ Dieu. ] - Don't say fuck fuck no.   Lun 23 Aoû - 19:18

Amycus Yaguel Carrow
Je rêve de transparence et d'épouvantes mystiques le long de la frontière qui jouxte l'inconnu en traînant mon cadavre et mon vide pathétique et ma douleur femelle sur mon dos de bossu.


    "La peur d’un nom ne fait qu’accroître la peur de la chose elle-même."
        nom, prénom — C'est marqué plus haut.
        date de naissance — Huit mars 1960.
        âge — Trente-neuf ans.
        lieu de naissance — Londres.
        nationalité — Double : anglaise et galloise.
        sexe — Masculin.
        richesse — Déshérité, il ne peut prétendre à la richesse de ses camarades, mais il a pas à se plaindre.
        état civil — Veuf.
        sang — Pur.


      "Les humains ont un don pour désirer ce qui leur fait le plus de mal."

        emploi — Mangemort, professeur de Magie Noire occasionnel, employé au Ministère et ministre de la magie officieux grâce à son imperium. Faites des études, qu’ils disaient.
        grade — Vénérable, à son plus grand dam.
        participation à la Grande Guerre — Oui, du côté du Lord.
        réaction face à la victoire de Lord Voldemort — Amycus est satisfait, évidemment ; les choses redeviennent enfin comme elles devraient l’être. Les nés-moldus et les sang-mêlés à leur place. Par contre, la mascarade de Voldemort, ses envies compulsives de conquête, son despotisme certain ne lui plaisent qu’à moitié ; lui qui a toujours été contestataire ne se gêne d’ailleurs pas pour le dire.


      "Le fait que tu sois capable de ressentir une telle douleur constitue ta plus grande force."

      caractère — Psychologiquement, Amycus est d'une nature nerveuse, secondaire, qui privilégie la réflexion comme préalable à l'action, qui passe au crible de la sélection toutes les éventualités et réactions possibles dès qu'un événement se présente, qui essaie systématiquement d'adapter à la situation la meilleure réponse : perfectionniste avant tout, il n'a de cesse dans tous les domaines d'optimiser les choses, que ce soit dans le domaine professionnel et pratique, dans les domaines de l'esthétique et même du plaisir, refusant la spontanéité en considérant que l'exigence du mieux est la moindre des choses pour profiter pleinement de la vie et aller plus loin, même si cela est au détriment de l'instinct et de la force brutale qui y est associée. L'esprit intervient avant le physique, avant les sentiments : c'est une des clefs essentielles pour le comprendre. Amycus est incontestablement un cérébral, perspicace et amoureux du détail, que ce soit dans son travail comme dans sa vie privée. Maniaque obsessionnel, il pourrait perdre sa patience pour un objet mal placé dans ses appartements ou dans sa salle de classe, et Dieu seul sait à quel point cette patience est d'habitude intouchable. S'il y a bien une chose dans laquelle l'homme pourrait se montrer prévisible,c'est bien lorsqu'il perd patience ; lorsqu'il le fait remarquer d'un ton doucereux, les lèvres arquées en un sourire contrit, il est certain que, la minute suivante, il sort sa baguette pour menacer son vis-à-vis d'un sort de torture bien placé. Analytique, sérieux et compétent, il n'est d'ailleurs pas conseillé de le pousser à bout pour qu'il mette ses menaces à exécution ; il maitrise la Magie Noire comme peu de gens peuvent s'en vanter. Pointilleux, il a été un élève assidu et assouvit sa curiosité en ouvrant tous les livres possibles et imaginables, mais surtout les illicites. De cette façon, il devint un spécialiste de sortilèges aussi divers que variés lorsqu'ils servent principalement à parvenir à ses fins, disons, de manière plutôt rapide. Raisonnable et plein de bon sens, il sait néanmoins où se trouvent ses limites ; malheureusement, sa raison et son sens du devoir sont depuis longtemps passés du côté obscur de la Magie. Ordonné, organisé, propre, et appliqué, il reste fidèle à lui-même jusque dans les missions qu'il doit accomplir au nom du Seigneur des Ténèbres. Prévoyant, les bavures sont terriblement rares avec lui, et les tortures et autres meurtres se font toujours très proprement. C'est certainement pour cela qu'il n'a jamais été considéré comme un ennemi public d'envergure ; il ne faisait jamais parler de lui malgré son rôle de Death Eater. Honnête et fidèle, il offre son allégeance une seule et unique fois lorsqu'il croise la route d'une entité qu'il reconnaît comme supérieure – celle-ci étant définitivement Tom Riddle, ou du moins ce que celui-ci est devenu. Réservé et accusé à tort d'être timide, Amycus ne crie néanmoins pas sa fidélité sur tous les toits, ni même à ses camarades violets lilas foncé. Il est du genre à garder tout pour lui, même lorsqu'il s'agit du repas qu'il compte préparer le soir même. Mystérieux, et c'est le moins que l'on puisse dire. Continuellement désireux de progresser, Amycus ne se repose jamais sur ses lauriers, et si un gosse de dix ans vient lui prouver qu'il peut lui apprendre quelque chose qu'il ignore, alors il se laissera embarquer sans broncher, intéressé – quoique sans trop le montrer. Parfois bavard, il peut se montrer intarissable quand la personne qui l'aborde sait quel sujet aborder et sur quoi le lancer. Très logique, c'est un garçon qui a toujours manqué de fantaisie, et qui n'en acquerra certainement jamais. Discret et patient, voire même un peu trop, il peut rester assis dans un coin sans broncher, la cigarette aux lèvres, sans qu'on le remarque. Il ne prend la parole que lorsqu'il juge cela utile, et la plupart du temps, ses propos sont d'une pertinence rare. Précis et concret, il fut à plusieurs reprises accusé d'être sadique. Pourtant, ce n'est pas le cas ; pas réellement. Sachant taper (ou lancer un sort) là où ça fait mal, merci à ses connaissances biologiques remarquablement vastes, ses victimes ou les personnes qui ont le malheur de tester sa légendaire patience lorsqu'il est mal luné ne souffrent que davantage, et pas spécialement parce que Amycus aime les entendre hurler. Non, en fait, ce genre de choses le laissent de marbre. Pas de plaisir, ni de remords. Calculateur, c'est un fin stratège excessivement doué aux échecs magiques, jeu dans lequel il est pour l'instant imbattable. Agaçant et mesquin, il existe pas mal de personnes qui ne peuvent ni l'encadrer ni même le voir, en peinture comme en vrai d'ailleurs, mais, insensible, il ne s'en porte pas plus mal. Froid et refoulé, il est incapable d'exprimer ses sentiments, et de même qu'il est impossible de les deviner ou les lire sur son visage. Caustique, sa répartie est cassante et sardonique, mais son mépris est, le plus souvent, la réponse aux provocations qu'on peut lui lancer. Malin et roublard, Amycus a un certain don pour se sortir des mauvais pas, même lorsque ces derniers semblent désespérés, mais encore plus pour monter des plans qui, s'ils paraissent tirés par les cheveux en premier lieu, se révèlent cruellement efficace lorsqu'ils sont mis en pratique. Dans le genre rebelle et contestataire, Amycus en tient néanmoins une certaine couche ; présenter son point de vue et son avis même lorsqu'ils ne sont pas demandés ne lui posent aucuns problèmes, même si pour cela il risque un Doloris bien placé de la part du Maître. Et l'horreur que ce dernier inspire par sa seule présence se retrouve parfois chez le brun lorsque ce dernier pète les plombs, mais puisque sa colère est assez difficile à obtenir, son entourage peut encore dormir tranquille pendant un moment.

      apparence physique — Jeune homme, bien sous tous rapports, bruns aux cheveux lavés et coiffés, naturellement doux aux anglaises rebelles au moment de la longueur, mesurant un mètre quatre-vingt neuf pour plusieurs kilos de muscles et de cicatrices, yeux marrons surmontés de sourcils sombres et d'un front marqué de quelques rides, nez grec, lèvres fines et rosées, menton carré masculin et viril, grains de beauté charmeurs disséminés sur le corps, recherche validation compréhensive et magnanime pour une union sérieuse de longue durée.

      histoire — D'aussi loin qu'il se souvienne, Amycus a toujours détesté ses parents. Famille de Sang Pur déchue, les Carrow avaient perdu en estime et en crédibilité auprès du reste de leur famille, à l'instar des Weasley qui étaient d'ailleurs de proches cousins. Tolérants et ouverts d'esprit, ils mirent au Monde un premier enfant, un garçon, qu'ils élevèrent en lui imposant leur façon de pensée gerbante et navrante. Oh, bien sûr, toutes personnes sensées auraient légitimement pensé que cet esprit d'acceptation et de diversité était la meilleure chose à transmettre à une éventuelle progéniture. Mais Amycus, très tôt, prouva le contraire. Traité comme égal aux Sang Impurs et apprenant que la baguette qu'il obtint relativement jeune (à huit ans, en fait ; il était du genre précoce et avait démontré très tôt de fortes aptitudes magiques) ne lui servait en rien à se démarquer des Moldus, piètre pantins dénués de pouvoir magiques, il ne fallut pas longtemps au petit garçon pour se sentir outré. N'en parlant à personne d'autre qu'à sa petite soeur qu'il entraina dans son courant de pensées en l'influençant très tôt malgré qu'elle ne comprenne pas grand-chose à ces histoires, il développa et nourrit peu à peu un sentiment d'injustice hors-norme qui se mua en haine incommensurable. Chat sauvage aux griffes acérées, il devint un inconnu sous le toit de sa propre maison, et si ses parents tentèrent à plusieurs reprises de l'apprivoiser ou de le comprendre, les barrières qu'il imposa entre leur vie et la sienne étaient si épaisses qu'ils n'eurent d'autres choix que de se résigner en tentant de réduire les dégâts. Parallèlement, Amycus et Alecto se rapprochèrent considérablement, leur complicité fusionnelle dégageant une aura malsaine pour quiconque prenait le temps d'y faire attention. Les signes avant-coureur de son future se lisaient déjà dans les lignes de son visage étiré par une philosophie aliénatrice. Solitaire, il atteignit la pré-adolescence sans vraiment se faire d'amis. Quelques relations, tout au plus, qui marquèrent ses étés de jeux sadiques : ses copains s'imprégnant de ses propos adultes et matures, ils passaient leurs temps à maltraiter les Sang Impurs en poussant parfois le vice jusqu'à ne jamais les toucher; par 'supériorité'. Des conneries. Amycus, lui, savait que s'il les touchait, il les détruirait jusqu'aux derniers.

      À onze ans, il reçut sa lettre pour Poudlard, sous les félicitations de ses parents et le regard suppliant de sa soeur qui ne voulait pas être séparée de lui. Il la rassura et lui promit de lui écrire souvent. Mais Alecto n'était pas dupe, et connaissait son frère mieux que personne ; sachant pertinemment qu'elle n'aurait pas de nouvelles avant les prochaines vacances, elle le laissa partir en jetant un regard haineux à ses parents heureux et fiers. Au retour, ceux-là parlèrent de Slytherin, la maison dans laquelle leur fils allait certainement se retrouver, et des gens qui tournaient mal en y atterrissant. Ils semblaient sincèrement tristes. C'est sûrement pour cette raison que la mère pleura de soulagement et que le père se mit à rire lorsque la missive du soir leur apprit qu'Amycus avait été réparti à Ravenclaw. Au moins, là-bas, il serait en sécurité.. Amycus passa sept années constructives et, de son point de vue, on ne peut plus intéressantes. Il n'avait fi de la querelle entre les maisons, et était d'ailleurs heureusement tombé dans une qui n'alimentait pas ces rixes inutiles. Fréquentant néanmoins des Sang Purs de toutes les couleurs, il se fit des relations non-négligeables, imposant à ses camarades bleus et bronze une figure de leader charismatique mais personnel. Il y avait des instants où Amycus tuait le temps en leur compagnie, et d'autres où l'adolescent s'enfermait dans la bibliothèque en s'aventurant parfois – souvent – dans la réserve. Il ne se fit jamais attrapé, ou du moins, pas vraiment ; la seule fois où il croisa la route de Rusard, il était déjà préfet et censé faire des rondes dans l'école. Il put ainsi à loisirs agrémenter ses cours de connaissances inédites qui le charmaient tout autant qu'elles l'hypnotisaient. Ses yeux, faiblement éclairé par la bougie qu'il tenait maladroitement de sa main gauche, brillaient d'une lueur malsaine et ambitieuse, tandis que dans sa tête il entendait par échos les faits divers qui lisaient souvent ses camarades à l'heure du Midi. 'Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom avait encore frappé', ou encore 'Une nouvelle famille de Sang Impur disparue'. À l'aube d'une nouvelle journée et de sa vie d'homme, Amycus prit une décision qui changea sa vie entière, là, perdu entre deux étagères de livres en lisant un paragraphe sur l'occlumencie. Il avait quinze ans.

      Devenir Death Eater du jour au lendemain n'était pas vraiment une chose aisée, et Amycus le savait pertinemment. Il n'était pas idiot, il ne devait pas dévoiler ses intentions, et pour cela aborder toutes personnes louches était totalement exclu. Rongeant son frein en continuant sa routine d'élève appliqué et intelligent. Il décrocha ses BUSEs avec un nombre d'Optimal assez impressionnant, accompagné d'un Effort Exceptionnel pour la Métamorphose et d'un Acceptable en Potions. Félicités par ses professeurs, Amycus resta néanmoins totalement imperméable en s'accrochant à l'idée qui l'obsédait depuis plusieurs semaines. Ses enquêtes s'alternaient avec sa soif de connaissance et son avidité, et plus il développait ses capacités magiques, plus il se sentait se rapprocher de son but. Lorsqu'ils atteignit sa majorité, il avait assez de connaissances en legilimencie pour pouvoir récolter des informations à l'insu de ses victimes, même si chaque utilisation approximative achevait de torturer son esprit encore trop faible, et il n'était pas rare de le retrouver haletant dans un couloir, appuyé contre le mur en luttant de toutes ses forces pour ne pas s'effondrer. Mais un jour, après un entrainement particulièrement rigoureux qu'il s'imposa seul sur sa petite soeur qui était entretemps entré à Poudlard, il ne réussit qu'à faire quelques mètres avant de trébucher dans les marches d'un escalier joueur. Après une chute douloureuse qui acheva de le rendre inconscient, il atterrit au pied d'un garçon qu'il ne put apercevoir que lorsqu'il rouvrit les yeux à l'infirmerie. Migraine et yeux troubles, il observa le Slytherin – merci à son blason – avant de lever son regard pour le plonger dans le sien, esquissant un mouvement des lèvres pour le remercier de vive voix. Mais, dans un réflexe délétère, il pratiqua instinctivement sa nouvelle lubie sur l'inconnu, les souvenirs de ce dernier affluant en masse dans son cerveau en lui arrachant un cri de douleur, son corps s'arquant violemment sous la soudaine adrénaline, tant qu'il crut ses vertèbres se briser une à une. Les yeux écarquillés, les pupilles dilatées et le corps parcouru de spasmes, il ne remarqua même pas le brun se reculer vivement en brisant le contact. Mais c'était trop tard. Amycus avait déjà vu. Et il éclata d'un rire effrayant, fondant en sanglot l'instant d'après alors que sa tête lui donnait l'impression d'imploser.

      Alecto cilla d'incompréhension tandis que Amycus lui rapportait ses nouvelles trouvailles, et son frère lui adressa un sourire réconfortant en lui assurant qu'il savait ce qu'il faisait. Raisonnable, il patienta plusieurs mois avant de se présenter à Lucius Malfoy, son ainé qu'il avait déjà fréquenté à Poudlard et qui en était déjà sorti. Le brun sut trouver les mots justes, et si le blond ricana de sa témérité en un premier temps, il ne put que s'incliner devant l'opiniâtreté de son cadet. Il lui conseilla néanmoins de terminer ses études avant de revenir le voir, le temps qu'il arrange les questions, disons, secondaires avant sa demande officielle. Motivé à prouver sa valeur, Amycus donna le meilleur de lui-même aux ASPICs, améliorant encore davantage ses connaissances et par-là même ses capacités, ses notes s'en ressentant dans le bon sens du terme. Il décrocha ses examens avec de meilleurs résultats encore si c'était possible, le seul point noir au tableau restant les Potions – il n'avait jamais réussi à dépasser l'Effort Exceptionnel dans cette matière, de toute façon. Là, il se présenta de nouveau à Lucius qui le conduit jusqu'à la personne qu'il n'avait jusqu'ici qu'imaginer, Voldemort alias le Seigneur des Ténèbres. Bien sûr, celui-ci l'évalua et lui fit subir toutes sortes de choses, comme un stage de legilimencie qui le cloua à genoux, mais son travail et son obstination avait porté ses fruits. Quelques jours plus tard, son bras le brûlait avec fièvre, mais il portait le tatouage qu'il avait jusqu'ici toujours recherché. Il fit la connaissance de ses nouveaux compatriotes, qui, pour la plupart, partageaient le même point de vue que lui. Néanmoins, Amycus ne put s'empêcher de se sentir un peu.. déçu. Il avait toujours placé Voldemort sur un piédestal ; or, ce qu'il voyait était un beau parleur charismatique qui mettait beaucoup trop de temps à son goût pour se mettre en route. Il passa un an à leurs côtés à progresser en Magie, apprenant quelques bribes d'occlumencie qu'infligeaient le Maître à ses fidèles pour éviter que les Aurors prévoient leurs coups ou autre. Parallèlement, il quitta la maison de ses parents en coupant les ponts avec eux, ne cherchant même pas à leur dire où il partait. Alecto était la seule à recevoir des nouvelles de lui, s'imprégnant totalement de ce que son frère lui baratinait les jours passants.

      Bien qu'il soit voué corps et âme à sa cause, à leur cause, Amycus fit preuve très tôt d'un caractère contestataire qui ne plut qu'à moitié au Seigneur des Ténèbres. S'il ne le savait pas si persuadé de leur but commun et doté d'un tel potentiel magique, celui-ci n'aurait certainement pas hésité à tuer le gosse qu'était le brun à cette époque. Pour tester sa servilité, Voldemort l'envoya à en faculté de politique magique, dans la spécialisation la plus difficile qui soit : département des secrets défenses et affaires nationales. Dans l'absolu, le but du Seigneur des Ténèbres était d'envoyer Amycus dans cette branche en tant qu'espion. Il avait le profil : bulletin irréprochable, parcours typique du bon élève, sang pur d'une famille réputé gentille.. Bien sûr, ce serait huit ans de calvaire pour le jeune homme qui passerait son temps à étudier, à travailler en plus d'être formé à être un Death Eater, mais il était rodé et décidé d'aller jusqu'au bout. Qu'est-ce que huit ans d'une vie pour une éternité de justice ? S'inscrivant pour la rentrée suivante, Amycus s'installa sur les bancs de l'université aux côtés d'adolescents ou de jeunes personnes plus ou moins intéressantes. Son moral était bien plus qu'au beau fixe. La révolution était en marche. Ses idées, ses idéologies allaient enfin être reconnues. Il se révéla, encore une fois, excellent élève, assidu mais impertinent aux pensées contradictoires et condescendantes. Cette ambivalence douce-amère plut tout de suite à la plupart de ses professeurs qui l'imaginait déjà premier de ses promos, ignorant bien entendu tout de ses motivations. Il passa deux longues années mornes que seules les interludes de recherche pour son Maître venaient troubler : il apprit à utiliser les Sortilèges Impardonnables et à les utiliser, sa soeur le rejoignant pour grossir les rangs du Seigneur des Ténèbres. Celui-ci devient d'ailleurs de plus en plus puissant, et exaltait. Amycus croise la route d'un autre Death Eater, Severus Snape, qu'il reconnut au premier coup d'oeil. Lui adressant un sourire en coin sibyllin, l'ainé remercia le chétif sang-mêlé avant de continuer sa route, ignorant le regard suspicieux que l'autre lui lança. Après tout, s'il n'avait pas pu lire ses pensées, ce jour-là à l'infirmerie, il n'aurait jamais su comment matérialiser son souhait le plus cher. C'est grâce à lui qu'il en était arrivé là. Il lui devait bien une reconnaissance.

      Lorsqu'il termine sa deuxième année avec les félicitations du jury, Voldemort est déjà puissant, et commence à étendre un règne de terreur sur le territoire de la Grande-Bretagne. Il prétend n'avoir plus besoin d'espion pour gouverner le Monde et obtenir les informations qu'il désire. Il salue néanmoins le travail d'Amycus en lui permettant d'être aux premières loges de sa fulgurante ascension. Le temps s'annonçait propice, le vent leur soufflait dans le dos ; bref, tout semblait bien parti. Jusqu'à une certaine prophétie, qui fit éclater en milliers de morceaux tous les beaux plans qu'ils avaient montés pour leur victoire. Amycus déglutit de travers en voyant le Maitre des Ténèbres partir. Il a un mauvais pressentiment. Quelques heures plus tard, le Seigneur était vaincu, et déjà la rafle aux Death Eater commençait. Il aurait pu y échapper si sa sœur n'était pas tombée dans un guet-apens, et, en désirant l'aider, il tomba avec elle. Heureusement pour lui, il n'y avait aucunes preuves suffisantes pour l'accuser directement, et s'il passa deux semaines à Azkaban en attendant son jugement, il fut libéré peu après. Alecto le suivit rapidement. À l’âge de vingt ans, alors que le Monde retrouva sa plénitude et sa joie initiales, Amycus, indécis, décide de reprendre ses études jusqu’à obtenir son diplôme six ans plus tard. Il entre au Ministère en tant que stagiaire dans la branche pour laquelle il a si longuement étudié peu après. Sa confiance en Voldemort est quasiment réduite à néant, et il lui en veut terriblement d’avoir été assez bête pour ne pas l’écouter et pour partir tête baissée tuer un gosse alors que tout s’obstinait à lui montrer qu’il n’en viendrait pas à bout de cette façon. Alors, tout ça pour rien ? Démoralisé, il se plonge dans le travail pour, une nouvelle fois, prouver sa valeur, mais le cœur n’y est plus. Dans le même temps, il rencontre Leslie, une jeune femme de deux ans sa cadette qui ne tarde pas à tomber amoureuse de lui. Défenses abaissées, il consent à lui accorder son attention. Ils se marient quelques mois plus tard, sans que Leslie, douce et innocente, ne sache rien de sa vie passée et ses espoirs présents. Bien que décidé à mener à bien ce pourquoi il s’est toujours battu, Amycus décide néanmoins de mettre son objectif en hiatus. Il fait parti de ceux qui ne recherchent pas Voldemort et qui le pense mort. Sa sœur, avec qui il correspond en message codé, fait de même. Peu à peu, il se laisse attendrir et tombe amoureux. Leslie devient son point faible.

      Le Ministère accepte Amycus de manière officielle, et il intègre la branche qu’il désirait sans problèmes. Malgré les Sang Impurs qui prolifèrent, Amycus trouve sa vie agréable, et se surprit à devenir docile. Leslie aurait-elle réussi à l’apprivoiser ? Tout semble le prouver. Il relâche son attention. Erreur fatale. Un soir, il sort de la douche en oubliant son sortilège d’illusion sur son bras. Leslie surprend son tatouage et refuse ses explications, lui interdisant de la toucher avant de se murer dans un silence de plomb. Les œillères qu’Amycus s’obstinait à porter s’effondre et le laisse apercevoir toute la stupidité de son quotidien. Parallèlement, Alecto, avec qui il a toujours gardé d'excellents rapports et un contact constant, s'impose à son esprit. Elle qui lui avait toujours reproché de trop changer jusqu'ici.. Elle était la seule qui pouvait réellement le comprendre. L’accueillant chez lui, eux, Amycus se confie à demi-mot et lui avoue qu’il pense sérieusement à la tuer, car même si elle n’a rien dit concernant ce qu’elle a vu inopinément, il risque tout de même sa couverture et la sécurité de sa cadette. Alecto ne dit rien, l’écoute en lui caressant le dos de la main, avant de lui murmurer qu’elle s’occupait de tout, posant un baiser sur sa tempe. Amycus la sentit se dégager et sortir de la cuisine, et son cœur se serra violemment alors qu’il comprenait ce qu’elle allait faire. Il se prit la tête entre les mains et respira profondément. Et il patienta, silencieux, impassible. Lorsque sa sœur revint quelques minutes plus tard, elle l’enlaça avant de transplaner sans rajouter un mot. Amycus resta immobile un long moment, le visage placide, comme si tout ça ne l’avait pas atteint. Pourtant, à l’intérieur, il sentait son cœur suinter de milliards de larme, se liquéfiant progressivement pour disparaitre et ne laisser qu’un immense vide. Je me fabrique un cœur de pierre pour devenir un grand garçon. Lorsqu’il daigna se relever, sa vie avait repris un cours normal. Il ne parla plus jamais de Leslie. Sa sœur non plus. Il semble avoir tourné la page sans difficulté. Pourtant, dans l’ombre d’une chambre insalubre, Amycus multiplie les coups d’un soir pour combler le vide, et, souvent, ses yeux auparavant si infaillibles semblent briller d’une mélancolie intarissable.

      Lorsque sa marque recommence à le brûler, Amycus ne préfère pas réagir ; Alecto, elle, devint intenable, persuadée qu’Il revenait. Et si elle fut l’une des premières à se présenter lorsqu’Il les appela tous autant qu’ils étaient le soir de sa résurrection, Amycus, lui, resta cloitré chez lui, morose. Il n’allait pas remettre le couvert avec un incapable qui s’était fait éliminer en quelques secondes à peine par un nouveau-né, n’est-ce pas ? Il n’a jamais perdu de vue son but premier, celui qu’il partageait avec Voldemort. Néanmoins, si ses fidèles déçoivent ce dernier, il en fut de même pour Amycus. Sa fidélité est inébranlable, mais envers leur idéologie, pas envers la tête de pouvoir qu’il incarnait et qu’il a laissé s’échouer. Alecto, de retour, le supplie d’être raisonnable, pleurant que le Seigneur allait le tuer s’il reste plus longtemps loin de lui. Amycus hésite, puis abdique. Seul, il n’arriverait jamais à reprendre la voie qu’il avait pourtant tracée des années plus tôt. Et puis, qui sait, il pourrait lui être serviable en étant au Ministère et, cette fois-ci, le Maître réussirait à accomplir ce pourquoi ils étaient tous réunis. Voldemort l’accueillit, magnanime, le considérant encore comme un fidèle malgré sa rebellitude inné. Mais c’est ce qui caractérisait Amycus. Pour remercier ce dernier de sa fidélité et des informations qu’il put lui confier de par son statut au ministère, il mit à profit son talent magique – qui n’avait cessé de progresser ; en bon Ravenclaw, les livres et les études furent ses seules compagnes avant et après Leslie, et ses amantes durant son mariage – en le nommant professeur à Poudlard qu’ils contrôlèrent après la mort de Dumbledore, renommant la Défense contre les Forces du Mal en Art de la Magie Noire. Officieusement, Voldemort les prit, sa sœur et lui, à part pour leur annoncer qu’il les nommait aussi Proviseurs Adjoints de Poudlard pour garder un œil sur Snape. Comme quoi, même le fidèles des fidèles n’endormait pas la légendaire suspicion des Seigneurs des Ténèbres.


    Citation :
      "J’ai la conviction que la vérité est généralement préférable au mensonge."
      Je suis timide.. Hm. Jeune rôliste d'âge et de sexe indéterminés voulant faire de nouvelles rencontres, et.. Mince, je suis resté enchainé au physique. Pitié, aidez-moi.

      célébrité de l'avatar — Christian Bale.
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