Il n'y a que le pouvoir, et ceux qui sont trop faibles pour l'obtenir. | Période jouée; post-septième année alternative.
 
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 It's burning through to my soul.

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Amycus Carrow

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MessageSujet: It's burning through to my soul.   Jeu 4 Aoû - 23:01

Amycus ne savait plus vraiment comment cela avait commencé ; comme toutes les fois où cela s'envenimait, la moindre excuse était bonne pour se foutre sur la gueule. Surtout lorsque Svelius était particulièrement sur les nerfs. Cette fois-ci ne manqua pas. Plusieurs Death Eaters étaient présents, là, dans le séjour des Malfoy, qui, soit dit en passant, ne présentait plus rien de sa superbe d'antan. Amycus était relativement bien placé pour le savoir, étant donné sa relation privilégiée avec Lucius, mais il ne se permettait une quelconque remarque à ce dernier, dont le comportement l'avait assez bien renseigné sur son état mental. Du coup, Narcissa était celle qui se prenait toutes les remarques dans la tronche, tant qu'à faire ; Amycus n'avait jamais nourri qu'un espèce de mépris sous-latent pour cette femme qui, plus que toute autre chose, lui semblait inutile dans l'entourage de son ami. Bien sûr, les remarques récurrentes et à peine voilées de Svelius sur cette dernière ne lui avait absolument pas échappé ; au lieu de s'en offusquer, Amycus était volontiers rentré dans son jeu et ils étaient désormais deux à en parler avec une subtilité qui ferait pleurer jusqu'à Sherlock Holmes et Hershel Layton. Mulciber était le premier à le haïr pour cette participation non désirée, et plus que tout autre chose c'était ce qui motivait le brun à s'obstiner dans cette voie pernicieuse. Pourtant, cette fois-ci, il ne s'était pas échangé une remarque, pas une seule. Amycus était assis en face de Narcissa, et avait répondu un "Non." on ne peut plus sobre à une question qu'il avait oublié une seconde après. Son erreur fut de jeter un coup d'oeil à Svelius ce faisant ; ce fut le geste de trop, et le brun s'était levé d'un bond en lui jetant un regard assassin. Quelques minutes plus tard, ils se retrouvaient seuls dans la pièce après le départ respectif de Rabastan, Yaxley, Narcissa et finalement Rodolphus. Encore une fois, le mépris lancinant qu'Amycus et Svelius se vouaient sans pudeur avaient eu raison de leur fibre tolérante. C'en devenait tellement récurrent que c'en était particulièrement risible.

Mais Amycus n'était pas d'humeur ; pas aujourd'hui. Alors il avait observé Svelius s'exciter un bon moment en silence, et lorsque ce dernier s'était approché en le sommant de répondre, "CONNARD", il avait tout simplement transplané. D'habitude, la vision du visage de son meilleur ennemi déformé par la frustration la plus exacerbée aurait été une excuse suffisante pour le savourer mais une fois arrivé à la maison Jedusor, Amycus se contenta de s'asseoir sur une marche poussiéreuse pour sortir sa baguette. Oh, ce serait le surestimer (ou le confondre avec Rodolphus) que de croire que ses états d'âme soient à l'origine de cette impassibilité soudaine. Ni triste, ni nostalgique, ni même mélancolique ; Amycus possédait simplement des périodes où son amusement malsain pour les petits jeux qu'il partageait avec Svelius n'apparaissait tout simplement plus, à la façon des amants qui se lassent des jeux redondants. Cette idée fit d'ailleurs hocher la tête au brun qui s'imagina un instant proposer à Mulciber de renouveler leurs répertoires de crasses et autres coups bas. Ce n'était pas faute d'avoir essayé, pourtant. Curieusement, Amycus tenait à ce lien qui les unissait, Svelius et lui, aussi viscéral était-il. C'était un peu un catalyseur qui le permettait de se défouler autrement qu'en apprenant à des Poufsouffle comment torturer des Gryffondor en passant par le chemin le plus long avant la mort. Amycus n'était pas versatile, mais des années de haine ne suffisaient plus à le satisfaire. Il voulait davantage ; quelque chose de purement destructeur, quelque chose qui atteigne les rictus de Svelius, quelque chose qui le plierait à sa volonté la plus corrosive. Il était certain d'y parvenir si son vis-à-vis y mettait un tant soit peu de bonne volonté. S'il se décidait à dépasser ce stade enfantin pour les laisser enfin atteindre quelque chose de plus adulte. D'irréversible.

Son regard se riva sur une commode crépie qui, un peu plus loin, ne semblait tenir que par l'opération du Saint Esprit. Une seconde plus tard, celle-ci explosait en un bruit assourdissant, plongeant la pièce dans un brouillard de poussières particulièrement lourd. Amycus pinça les lèvres, se força à ne pas tousser. Il avala la sciure d'une traite, fronça à peine les sourcils devant la douleur diffuse et le goût désagréable. Savoura la longue traversée de cet air pourri à travers son organisme. C'était exactement ça. Burning hate. Un étage plus haut, le plancher craqua, et Amycus renifla, encore aveuglé par les résidus du mobilier qu'il s'était efforcé de détruire pour alimenter cette brume épaisse. Il ne doutait pas de la capacité de Svelius à le chercher n'importe où, jusqu'au bout du monde s'il le fallait, uniquement pour le frapper de toutes ses forces. C'en était presque touchant, si ce n'était aussi ridicule. Se logeant dans chacun de ses nerfs, son agacement le prépara à l'altercation qui n'allait pas tarder à suivre.
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Svelius M. Mulciber

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MessageSujet: Re: It's burning through to my soul.   Jeu 4 Aoû - 23:03



    Il pleuvait. Du moins, c'était ce dont Svelius se persuadait, pour en rajouter à son humeur somme toute exécrable, pour changer. Non pas qu'il détestait la pluie, il s'agissait simplement d'un prétexte comme un autre pour partager, ou faire subir, peut importe, l'espèce de rancœur sempiternelle avec laquelle il se levait et se couchait, pour peu qu'il dorme. De toute façon, ce n'était pas le problème. Le ciel était juste gris. Il sentait la rumeur à sa gauche de quelques bavardages, où s'élevait la voix de pingre de Narcissa, qu'il avait fini par maudire après que Amycus ne s'autorise - et il savait à quelle fin - à entrer dans ce jeu qui avait pour simple but d'alerter Lucius et de faire frémir Draco. Ce n'était pas son affaire, et Svelius avait terminé par s'en dégouter. Pas parce qu'il s'en était lassé, mais pour la simple raison que Carrow visait à le déranger, du reste, l'aîné n'avait pas conscience de jouer son jeu en montrant sans continence à quel point tout ceci l'excédait. L'homme était assis, et prêtait une oreille confuse à la conversation, son regard s'était figé sur l'horloge en face de lui. De là, il lui semblait que le cadran était juste au dessus de l'oreille d'Amycus, et sa partie gauche disparaissait derrière ses cheveux impeccables. Là encore, ce n'était qu'un subterfuge pour surveiller du coin de l'œil le moindre tic du Death Eater. Il le savait, pourtant, que le moindre pli d'ironie qui se formait contre une des commissures de ses lèvres l'agacerait assez pour faire naitre en lui cette brutalité qui ne le quittait plus une fois logée et nourrit. Ses doigts tapotaient nerveusement le creux de son coude, lui même posé sur la table, et, lorsqu'il cru entendre l'espèce de murmure placide d'Amycus, il cessa toute activité, cherchant à accrocher un regard qui, encore, ne tarderait pas à le faire grimper sur ses grands chevaux. Ce qui ne manqua pas, lorsqu'il rencontra l'œil torve de son cadet. Svelius se leva, écartant de ce fait sa chaise brutalement, sans manquer de lui jeter un de ces regards qu'il gardait spécialement pour des occasions comme celle là. Mais il va sans dire que c'était différent. Outre les colloques et bavardages, il y avait quelque chose qui rendait le tout d'une tristesse à faire frémir, mais comme l'homme n'était pas sujet à ce genre d'état d'âme, il n'y voyait là que le résultat de cette joute muette entre lui et le professeur. Le pièce se vidait, mais il ne pouvait pas se résoudre de partir. La brimade qu'il lança à l'intention d'Amycus paraissait tellement basse qu'il faillit presque la regretter, mais il oublia bien vite face au silence qu'il haïssait le plus.
    Appuyé contre le pourtour du meuble, le souffle sifflant et la lèvre humide, il rejeta les mèches de cheveux - dont la découverte des racines qui commençaient à se décolorer lui avait fait lever un sourcils le matin même - qui encombraient son front, et passa une main sur sa joue mal rasée. Le silence qu'il prenait pour de la condescendance de la part de Carrow avait finit d'entamer sa patience - qui n'existait pas, enfaite - et il n'y tint plus. Son corps en entier semblait souffrir sous une pression qu'il s'imposait lui même, et dont il rejetait la faute sur Amycus, parce qu'il fallait bien se trouver un substitut à toute la haine qu'il lui suscitait. Dans un élan où une superbe insulte fut lancée, Svelius contempla d'un œil hébété la place vide où se trouvait trois secondes plus tôt le Mangemort. D'abord, son visage prit une moue contrariée, puis l'expression changea du tout au tout pour se muter en un trait plus dur, et plus fou. Un étrange rictus déformait le coin de sa lèvre humide. Cette enflure. Il n'avait rien dit, mais s'il avait laissé un post-it à son intention " Cause toujours tu m'intéresses " ça aurait eut le même effet. Ou pas. Parce que cette fois, même le fait de disparaître le tenait plus en haleine qu'aucune autre de ses répliques. Il resta immobile, dans une position d'élan figé, avant de se redresser en lâchant un juron. La seconde suivante, il avait claqué la porte, frappé la rampe de l'escalier, dont il montait déjà les marches quatre à quatre. Son esprit formulait plutôt mal ce qu'il pensait à l'instant même, ou plutôt, il y avait une sorte de rage qui brouillait tout ce qu'il essayait de mettre en ordre, et, brusquement, il ouvrait chaque porte du corridor, dans l'espoir de le trouver. Qu'est-ce qu'il pouvait bien faire d'autre ? Du reste, ce carrousel qui tournait depuis des années l'épuisait. Amycus et lui n'avaient jamais pu s'encadrer, c'était devenu une sorte d'usage auquel tout le monde s'était fait, et qui commençait à devenir osseux maintenant. Oh, pas parce l'âge les avait assagi. Bien au contraire. Svelius était arrivé au bout du corridor. Il y en avait tout une grappe encore, mais il n'irait pas fouiller une minute de plus dans ce foutu manoir. Il songeait à l'objectif de trouver Carrow; bien moins aux moyens d'y parvenir. C'est donc le plus naturellement qu'il se rendit dans la maison des Jedusor. Au demeurant, il lui connaissait quelque chose d'assez sordide pour abriter les humeurs du brun. Quand il y pensait, il n'arrivait pas à mettre le doigt, ou les mots, sur le besoin intrinsèque qu'il avait de le pousser dans ses derniers retranchements, et il était assez satisfait de constater qu'il était l'un des seuls à pouvoir l'user autant. Ça ne l'amusait pas, cependant. Quoiqu'il fasse, il y avait toujours quelque chose chez lui qu'il ne saisissait pas, et cela le frustrait démesurément. Entendons nous bien, Svelius n'avait pas l'habitude d'être autant froissé, d'autant qu'il ne lui en fallait pas beaucoup.
    L'homme porta négligemment le dos de sa main contre son nez lorsqu'il transplana. Ça n'avait pas été fait dans la discrétion, qu'importe, il tenait bien à faire savoir qu'il était présent. Une poussière anthracite noya la pièce, et il jura avoir entendu quelque chose s'effondrer dans une autre salle. Pendant un instant, il se tint immobile, les yeux à demi clos, et tenta de distinguer la porte du vieux papier peint. Deux ou trois secondes plus tard, il se dirigea à pas lourd vers la sortie. Ce n'était pas Merlin qui l'avait conduit ici, et rien ne lui disait qu'il y trouverait Carrow. Pourtant, lorsqu'il vit son échine cambrée en bas de l'escalier où il se trouvait lui même, il ne pouvait que se féliciter. Plutôt que des mots, un sourire sans dents s'épingla à son visage poussiéreux, bientôt effacé par l'impatience qui le trahissait. En quelques pas, il avait réduit la distance qui les séparait, et Svelius lui assena un violent coup de pied dans l'épaule sans prendre la peine de mesurer sa force.


    « Lève toi ! » cracha t-il d'une voix rauque et cassée. Il attendait de croiser son regard, simplement pour faire sauter l'une des dernières closes de sa nervosité « Ça n'm'amuse pas du tout ! » Sans préciser la cause de son plaisir avorté, Svelius s'était approché. Il tergiversait encore sur la manière dont il allait bien pouvoir passer ses nefs. Plus pour longtemps cependant.
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Amycus Carrow

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MessageSujet: Re: It's burning through to my soul.   Jeu 4 Aoû - 23:03

Amycus aurait pu prendre la peine de compter. « Trois, deux, un », comme le décompte qui sépare l’éclair du tonnerre pour savoir à partir de quelle distance on risque de le prendre sur le coin de la gueule. Il y avait cette prévisibilité qui l’étouffait, et ce n’est pas tant la violence du coup que sa lassitude qui le cabra, comme soumis face à cette fatalité qu’il n’arrivait tout simplement plus à maîtriser. Amycus le révolté, l’éternel adolescent contestataire se révélait soumis. Une bouffée de haine pure et simple l’aveugla, tant qu’il crut un instant en avoir perdu la raison ; sa respiration s’interrompit sèchement, le plongeant dans une spirale dans laquelle il s’efforça de ne pas perdre pied. Svelius parvint à son but, une seconde. Une seule et simple seconde, avant que le brun ne reprenne sa calme placidité. S’éclaircissant la gorge, il leva mollement sa main pour s’ébouriffer les cheveux, les débarrassant des derniers résidus de sciure qui semblaient s’accrocher à ses mèches avec l’obstination d’un papillon de nuit poursuivant la lanterne d’un pitiponk facétieux. Puis, d’une lenteur presque calculée, quasiment sensuelle, il se remit debout tout en faisant volte-face, relevant de ce fait les yeux vers Mulciber qui, une marche plus haut, le surplombait de toute sa hauteur fallacieuse. Son regard semblait demander : « Et maintenant ? » Sa morne impassibilité semblait dire : « Frappe-moi encore ; ça ne fait rien. » La douceur presque inconcevable de ses traits semblait signifier : « Est-ce là ta seule façon de te résigner à cette mascarade, Svelius ? »

Une seconde. Et puis, il se sentit le besoin irrépressible de le frapper. Le frapper, juste une fois, lui qui ne l’avait jamais fait. Comme si la violence pure et simple pouvait lui convenir à lui, trop précieux, trop intellectuel ; son poing se serra et son coude se plia légèrement, prêt à prendre l’élan nécessaire pour y mettre toute sa haine, celle qu’il accumulait depuis tellement longtemps qu’il n’était même plus certain de pouvoir la ressentir. Il s’y était habitué, tellement habitué que ça ne lui faisait plus rien, et cette absence de désir malsain lui manquait, et il aurait fait n’importe quoi pour la retrouver juste une seconde. Puis son bras se tendit, ses doigts agrippèrent le col de la chemise de son aîné, fort, très fort, tant que ses jointures en blanchissent ; d’une pulsion soudaine, il attira Svelius vers lui, se décala au dernier instant, le lâcha. Ne prenant pas la peine de se retourner, il ferma les yeux et l’imagina dégringoler les marches restantes, calquant son imagination sur les bruits qui résonnèrent brièvement dans son dos. Prestement cependant, le cadet se retourna pour l’observer, une expression presque douloureuse dépeignant ses pensées incompréhensibles. Rien. Absolument rien. « Qu’est-ce que tu comptes faire, Sven ? » lança-t-il, accusateur, rancunier, la lèvre inférieure vibrante d’une poussée d’adrénaline. Il descendit une marche. « C’est toi qui décides, n’est-ce pas ? Tu décides toujours. Alors je t’écoute ; qu’est-ce qu’on va faire, maintenant ? » murmura-t-il ensuite, son regard balayant le sol à ses pieds à la recherche désespérée d’une chose à laquelle se raccrochait. N’importe quoi, bon Dieu, n’importe quoi. « Réponds ! » Amycus était persuadé de ne pas avoir crié ; pourtant, la puissance de sa voix résonna encore quelques secondes dans l’ambiance lourde du Manoir Jedusor.
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Svelius M. Mulciber

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MessageSujet: Re: It's burning through to my soul.   Jeu 4 Aoû - 23:04

    Il n'y avait pas l'ombre d'une satisfaction au coin de sa lèvre, pas même un soupir qui aurait pu sonner comme un ricanement, seulement les rides contrariées aux ailes de son nez plissé et son regard morgue qui cherchait frénétiquement à capturer cet éclat d'insolence sempiternel chez Amycus. Sa respiration se fit saccadée et brève tandis que son vis à vis se relevait presque lascivement. Ses ongles dévoraient sa peau alors qu'il venait de replier ses doigts contre sa paume, et il ne cessait de chercher quelque chose, un détail, une œillade déplaisante, un geste atypique, un rien qui lui aurait donné un énième prétexte pour lui lancer le doloris qui le démangeait. Il n'y avait aucun mot à poser sur ce qui brouillait son esprit, mais une haine intrinsèque et palpable avait surement sa place parmi ce capharnaüm. C'était surement les termes qui convenaient le mieux, le besoin de saisir de nouveau cette sensation qui distillait tout ses sens à la manière d'une drogue. Il aurait pu penser ça inconcevable, il y a quelques années ou encore quelques mois, tant l'aversion, le dégout et la rancœur qui s'amalgamaient étaient omniprésents à la seule pensée de le voir, lui et ses exécrables manières, mais Svelius avait vu les sensations se ternir et se froisser comme du papier à cigarette. Il avait pensé, pourtant, qu'une chose pareille ne pouvait jamais mourir, et il s'était rendu esclave de cette faim jamais rassasiée, si bien que, là où il en était aujourd'hui, il se sentait un peu amputé. Avec un rictus méprisant, il observa son cadet lui faire face, et eut un bref mouvement de recul lorsque celui-ci s'avança, mais l'avorta pourtant, sentant le besoin irrépressible de le cogner encore et encore s'il s'avisait à dépasser la marche de trop, celle qui les séparait. D'ordinaire, il ne l'aurait jamais cru capable de s'abandonner à un geste pareil, alors lorsque le professeur l'empoigna brusquement au col et l'attira à lui, il n'eut pas le réflexe de réagir à temps et se laissa tomber avec un grognement, se pressant de se redresser lorsqu'il toucha le carrelage froid. Sans prendre la peine de dépoussiérer quoique ce soit sur lui, Svelius se retourna brusquement, les lèvres retroussées en une grimace nerveuse, les yeux révulsés par la colère qui lui brutalisait la langue.

    Malgré les tremblements qui secouaient ses os et qu'il ne contenait qu'à peine, et malgré le fait que la hargne fébrile avait gangrené chacune de ses pensées, il laissa Carrow l'appeler par ce surnom ridicule. Le regard accusateur qu'il lui porta l'interpella brièvement, assez pour que Svelius ne lui accorde un misérable sursis, hésitant, et il le fut encore plus lorsque après avoir murmuré, Amycus haussa considérablement la voix. Mais ça ne suffisait pas, du moins, ça ne suffisait plus à l'aîné pour laisser le brun tenter de le soumettre sans qu'il ne relève quoique ce soit. Oh il l'avait fait ses derniers temps, se contentant de frapper un quelconque objet qui avait le malheur de lui tomber sous la main plutôt que de vomir sa colère sur lui, et on s'était même dit qu'il s'était un peu calmé, les semaines qui précédaient. Ce n'était qu'un subterfuge parce que l'aversion était toujours là, tapie et grondante. S'il devait pointer du doigt la chose qui le rendait le plus vivant, ce serait la haine vers qu'il se tournerait, et elle lui était entièrement consacrée, à lui, Carrow. Pendant un instant, Svelius serra les poings, et son emportement sonna comme un coup de feu. Brusquement, il gravit les quelques marches qui les séparaient, et saisit à son tour le Mangemort par le col, l'intimant violemment à se pousser contre le mur.
    « Je devrais peut-être commencer par te buter, espèce d'enfoiré ! » Il contenait à peine l'hystérie de sa voix, lui assenant presque aussitôt un coup de poing à la joue. Il lui semblait qu'une close venait de sauter, il en était arrivé là où il n'y avait pas de retour possible, jusqu'à ce que chaque fibre de son corps et de son esprit se soient repues du dégout qu'il lui inspirait. Les pulsions cognaient jusqu'à ses temps et l'étourdissaient, le rendaient aveugle de ses gestes. Sans cesser une seconde de le cogner contre le mur frénétiquement, les lèvres écumantes et le regard fou, il plongea sa main au fond de sa poche à la recherche de sa baguette, qu'il tira sans lâcher la chemise de son vis à vis. «T'as eu c'que tu voulais, c'est ça que tu cherches ! » La baguette menaçait sa trachée. Il le tenait, ce débris malsain, entre ses doigts sales et se sentait dérailler, infatigable et inatteignable. « T'as perdu un truc et ça t'bouffe ! » Un instant, il ferma les yeux et laissa son bras retomber mollement contre son flanc, vrillant un regard fielleux à Amycus.
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Amycus Carrow

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MessageSujet: Re: It's burning through to my soul.   Jeu 4 Aoû - 23:30

Croire que Svelius resterait sans réagir n’était pas une option : peut-être mieux qu’il ne l’aurait voulu, Amycus le connaissait bien, et, presque sereinement, il accueillit sa violence sans chercher à s’en dégager, impassible. Si son calme était d’ordinaire olympien, il était aisé de le qualifier de las lorsqu’il avait affaire à son aîné. Quelque chose de passif, beaucoup trop pour lui ressembler : une habitude malsaine mais assimilée, et comme bien des choses elle avait fini par se ternir, à la manière des rituels amoureux qui terminent par avoir raison d’un couple dont rien n’aurait pu présager la séparation. La haine que se partageaient les deux Mangemorts était à ce point prévisible que les éventuels témoins, jusqu’aux plus incongrus, de leurs échanges tumultueux étaient encore les plus à même de remarquer la fadeur qui glanait désormais de leurs échanges, s’ils avaient été violents, restaient vestiges d’une animosité exacerbée. Les coups n’étaient plus aussi douloureux qu’Amycus l’avait craint : ils n’atteignaient que la surface, et la pression psychologique s’était éteinte, assez pour le faire fermer les yeux au contact du bois sur sa trachée.

La baguette de Svelius était une amie intime au brun, désormais. Il pourrait ô combien reconnaître son odeur parmi une multitude de semblables : le houx s’était imprégnait d’une odeur unique, une sueur qui lui était propre, et les particules nerveuses du Mulciber s’y étaient accrochées avec une telle obstination que plus rien ne pouvait la dissocier de son propriétaire. Amycus n’aurait pu dire s’il la détestait autant que ce dernier, mais une chose était sûre : il connaissait le déchirement ressenti par un sorcier privé de sa source de pouvoir, et donnerait cher, bien plus qu’il ne pourrait jamais avoir, pour le faire subir à Svelius un jour, une minute, ne serait-ce qu’une seconde. Le craquement du bois ferait écho à la détresse de son meilleur ennemi, et son plaisir intarissable signerait sa victoire permanente dans le duel de force qui les opposait constamment.

« N’élude pas la question, Sven. » siffla-t-il en guise de réponse, presque apaisé par l’échange bref mais pourtant violent que le quarantenaire venait de leur imposer. « Mais ta franchise va bien au-delà de tout ce que j’aurais pu espérer venant de ta part. » Un regard dédaigneux, presque méprisant, sur l’ensemble de l’enveloppe charnelle de son vis-à-vis. Les mots de Svelius n’étaient jamais aussi explicites que son corps, et ce langage dont il était devenu traducteur privilégié trahissait bien plus que ce que l’ancien Serpentard pouvait imaginer. Une source intarissable de savoir pour l’érudit qu’était Carrow, mais ce livre ouvert possédait un papier si tranchant qu’un jour ou l’autre, il en était persuadé, il le mènerait à sa perte. Quant à savoir si cela lui plaisait ou titillait en lui une curiosité téméraire, c’était une autre histoire.

« Qui est le plus grand perdant, de nous deux, Sven ? » demanda-t-il lentement en relevant alors les yeux pour croiser le regard de l’interpellé. Il n’en était pas conscient, mais ses prunelles s’étaient remises à briller d’un éclat qu’il pensait avoir perdu depuis peu : si la fin de l’adolescence signe l’arrêt d’une provocation permanente, celle d’Amycus n’avait jamais s’éteindre tout à fait, et sa contestation touchait à son paroxysme. Les étoiles n’étaient jamais trop hautes lorsqu’il était question de les éteindre. « Pourquoi m’as-tu suivi ? Comment le savais-tu ? Que cherches-tu à retrouver ? »

Amycus aussi, sentait sa baguette vibrer contre sa peau alors même qu’elle était enfouie au plus profond de sa poche. Mais il avait un avantage. Il maîtrisait bien plus sa magie que Svelius, et n’était plus tout à fait certain de ne plus vouloir s’en servir à son encontre. Le Manoir Jedusor était une parenthèse trop lourde, bien trop lourde pour laisser sa morale intacte.
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