Il n'y a que le pouvoir, et ceux qui sont trop faibles pour l'obtenir. | Période jouée; post-septième année alternative.
 
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 Connard le Barbard ♣ Terminé.

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Svelius M. Mulciber

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▌Messages : 160
▌Date de naissance : 21/11/1968
▌Date d'inscription : 27/10/2009
▌Votre Âge : 48
▌Age du personnage : Ça t'intéresse pas, casse toi.
▌Étude, métier : Death Eaters à plein temps, c'est suffisant.
▌Baguette : Trente cinq centimètres - bois de houx - nerf de cerf

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— INVENTAIRE & CO:
— FONCTION(s) | ATTRIBUTS: Emmerdeur& lunatique ne fonctionne que par jalousie.

MessageSujet: Connard le Barbard ♣ Terminé.    Mar 27 Oct - 22:51

Svelius Melchior Mulciber

Crispe ses petits doigts sur son fémur qui craque avec des cris pareils à des ricanements.


    "La peur d’un nom ne fait qu’accroître la peur de la chose elle-même."
        nom, prénom — J'aime pas me répéter.
        date de naissance — 21 Novembre 1956.
        âge — Quarante et un ans.
        lieu de naissance — Bristol.
        nationalité — Anglaise.
        sexe — Masculin.
        richesse — ( Très ) modeste.
        état civil — Pas marié en tout cas.
        sang — Mêlé. Putain.


      "Les humains ont un don pour désirer ce qui leur fait le plus de mal."

        emploi — Mangemort à plein temps.
        grade — [i] Maitre. Et franchement, ça l'fait chier.
        participation à la Grande Guerre — Assurément, aux côtés du Lord.
        réaction face à la victoire de Lord Voldemort — Ce n'est pas comme si Svelius avait douté de la victoire du Lord. Il est amplement satisfait, de lui surtout. Sa tendance à s'approprier toutes les victoires n'est pas en reste depuis l'avènement de Voldemort.


      "Le fait que tu sois capable de ressentir une telle douleur constitue ta plus grande force."

      On descend un tout p'tit peu plus bas.


    "J’ai la conviction que la vérité est généralement préférable au mensonge."Je m'appelle Renée et j'ai cinquante trois ans, je suis femme de ménage et j'aime les pâtes.

    célébrité de l'avatar —James McAvoy, encore et toujours.


Dernière édition par Svelius M. Mulciber le Lun 30 Aoû - 12:29, édité 5 fois
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Svelius M. Mulciber

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MessageSujet: Re: Connard le Barbard ♣ Terminé.    Mar 27 Oct - 22:51

    "Le fait que tu sois capable de ressentir une telle douleur constitue ta plus grande force."



    « J'ai choisi d'pas choisir la vie. »


    Fragrance chimique



    « Allez La Corneille, pourquoi tu te poses autant de question ? » s'exclama Svelius Mulciber, le sourire aux lèvres. « Sois plus téméraire. » ses bras s'agitaient autour de lui avec éloquence. Le trou n'était pas véritablement profond, un mètre tout au plus, mais il pleuvait beaucoup dans cette région de l'Angleterre, aussi, la terre était gorgée d'eau, et les feuilles que l'automne faisait tomber tapissait la boue encore fraiche de l'averse de la veille. Demeter, dite La Corneille, regardait fixement devant elle, les souliers dans les mains, ses chaussettes grises trempées jusqu'à la cheville. D'un mouvement ample de la tête, elle refusa d'honorer le pari que Svelius avait gagné quelques minutes plus tôt.
    « Fais le ! » grogna t'il. La Corneille frissonna.
    « Je ne peux pas, Svelius. » Le garçon soupira. Il haussa les épaules, se gratta la nuque, puis, les lèvres pincées en une fine ligne rose, il s'approcha de la jeune fille.
    « Un pari est un pari. T'as perdu, t'obéis. Tu verras, tu te sentiras grandis quand tu l'auras fait. » puis, d'un coup brusque contre son épaule, il l'a poussa. La Corneille poussa un cri strident, tenta de reprendre son équilibre, puis finit au fond de la fosse. Il y eut un moment de suspens, alors que Svelius attendait, les bras croisés. Il ne tira aucune satisfaction de son injustice. Il sourit simplement lorsque Demeter se releva, le visage couvert de boue. Ses cheveux semblaient encore plus sales, désormais. Sa jolie jupe verte ressemblait plus à un sac, et elle allait surement se prendre une sacrée raclée. Mais La Corneille ne dit rien, pas un trait de son visage pensif ne changea d'expression. Elle regarda Svelius avec ses grands yeux noirs ourlés de cils parfaitement bien dessinés. S'accrochant à une racine, elle se hissa au pieds du sorcier, qui s'agenouilla vers elle. Il plaça son index contre son front, alors qu'elle ne s'était pas encore redressée.
    « Je n'aime pas beaucoup les Moldus. Tu le sais, ça, hein, La Corneille ? » Demeter le contempla avec gravité. Une mèche de cheveux collait sur son grand front.
    « Oui. » Svelius s'esclaffa, il se recula sans prendre la peine d'aider la jeune fille. Toussotant, il la regardait se remettre debout.
    « Je comprend pas comment tes parents te laisse lui parler alors. » Il l'a détailla, critique, puis renchérit avec un sourire acéré. « Si tu avais tenu ton pari, ça ne serait pas arriver. » Il renifla.
    « Je ne pouvais pas lui dire que je ne voulais plus le voir. » répondit La Corneille. « Je l'aime bien. » Mulciber eut une expression de dégoût. Il sentit ses joues rougir, et sa bouche se tordit violemment en un rictus contrit.
    « Tu l'aimes bien, le Moldu ? » Il avança de quelques pas et la gifla brutalement. Ses doigts se replièrent sur ses cheveux bruns. Il la dominait d'une tête de plus, et ne se priva pas de tirer sa mèche qu'il tenait dans sa main, arrachant quelques larmes aux yeux de Demeter. « T'aimes les Moldus maintenant ! » Hurla t-il. La jeune fille s'arracha de l'étreinte folle de Svelius, la respiration saccadée. Elle ramassa ses affaires, se frottant avidement le crâne, remit ses chaussures, puis se retourna, n'adressant aucun regard au garçon, qui doucement, reprenait son souffle, ses joues redevinrent blanches.


    Svelius tournait les pages d'un livre nonchalamment, puis le referma sans grande conviction. Il ferma les paupières, déplia ses jambes plus maigres que fines, épousseta son pantalon, puis se dirigea à grand pas vers le miroir. Ses cheveux bruns étaient coiffés vers l'arrière avec élégance, et mettait en valeur son long nez et le bleu électrique de ses iris. Reniflant avec dédain, Svelius se détourna, sortant de sa chambre après avoir prit soin d'éteindre la bougie qui brûlait sur sa table de chevet aux côtés du livre délaissé. Deux à deux, le garçon descendit les escaliers grinçants pour se rendre dans le séjour. Il y avait ses parents, Mr. et Madame Mulciber. Cette dernière avait le teint très pâle, et elle était enveloppée dans un châle en tissu de lin d'une couleur ocre. Son mari était plus petit qu'elle, non moins maigre cependant. Ses sourcils broussailleux lui donnaient un air terriblement sévère, mais l'expression que son visage prenait tirait sur le comique. En face d'eux, sourires aux lèvres, il y avait deux autres adultes. Svelius reconnut son oncle de Londres accompagné de sa femme aux traits grossiers. Ils se retournèrent lorsque le jeune garçon toussota poliment, et l'homme ouvrit ses bras contentement;
    « Aah Svelius, mon garçon ! » Un demi sourire aux lèvres, Svelius se laissa prendre dans les bras de son oncle, avant de saluer avec cérémonie sa femme. Lorsqu'elle se pencha pour l'embrasser, il tourna la tête avant de la regarder d'un air affable et de reculer de quelques pas vers son père.
    Ils ne mirent pas longtemps à se mettre à table. Svelius triait en petit tas ce qui lui plaisait ou pas, sans entamer une quelconque conversation. Son père entretenait un débat animé, alors que sa tante le regardait avec un air attendrit, même si l'objet de son attention s'évertuer à l'ignorer. Quelques coups de fourchettes plus tard, elle se racla la gorge, et s'adressa à Svelius avec un léger sourire.
    « Et toi, mon chéri, tu vois toujours Demeter ? » L'intéressé se redressa, un agacement franc peigné sur le visage. « Je parle pas aux gens amis avec des Moldus. » La femme qui l'avait interrogé se tendit sur sa chaise, regarda son mari, qui eut un rire gêné. « Mais enfin, qu'est-ce que c'est que ces idées, bonhomme ? » Svelius regardait maintenant son oncle, les sourcils arqués. « Les Moldus sont des manches. Si j'étais eux, je ne désirerais pas vivre sans pouvoir. Je ne les aime pas. » Il y eut un instant de silence, ou le garçon regardait sa tante, l'air grave. Elle était née Moldus. Sa mère resserra son châle autour d'elle.
    « Monte dans ta chambre, Svelius. Dépêche toi. » Hochant la tête, son fils se leva, salua d'un regard circulaire l'assemblé, puis disparue en quelques pas secs et francs.

    « Toi, tu fais la fille Moldu. Moi, on a qu'à dire que je suis Merlin, et tu dois m'obéir. Si tu m'obéis pas, j'ai le droit de te punir. T'as compris, La Corneille ? » Svelius se pencha au dessus de Demeter, une main sur la hanche, l'autre refermé contre sa baguette pour enfant. « Je veux que tu m'amuses. Alors danse. » Le garçon s'assit sur le parquet de l'immense manoir de la famille à La Corneille. Cette dernière fixait le parquet, tremblante. Ses cheveux trop fins se répandaient sur ses épaules frêles, et cachait son visage pointu. Svelius tiqua avec impatience. Il aimait bien La Corneille. Ouais, il l'aimait bien. Mais elle était trop lente, trop peu expressive. Ce n'était pas grave. Moins, en tout cas, que de parler à des Moldus. Mais ces derniers étant partis peu après Noël, Svelius lui avait pardonné son écart. « Danse ! » dans un sursaut, les jambes de Demeter commencèrent à s'agiter avec maladresse. Ses hanches se dandinaient dans des gestes mécaniques, alors que son menton cognait contre ses clavicules. Ses cheveux gommaient son visage, et on aurait pensé en la voyant à une marionnette mal articulé. Svelius avait les yeux plissés, les commissures de ses lèvres, d'abord pincées par scepticisme, se relevèrent doucement. « Suffit ! arrête toi, maintenant, Moldue. » D'un geste vif, il déplia ses jambes, se redressa, avant de resserrer sa cape contre ses épaules.
    « Chante moi quelque chose, maintenant. Quelque chose d'attrayant. » Il prit une longue inspiration, et ferma les yeux, avant de renverser son visage vers l'arrière. La Corneille entama un chant un peu rustre de sa voix cassée. C'était la balade de père Thelios, et il y avait dans le ton de fillette quelque chose qui la rendait triste. Mais ça allait comme ça, elle chantait, il dominait. Tout était bien.



    Effluve de cigarette



    Qui aurait pu douter de son adhésion dans la maison de Salazar, lorsque le fils Mulciber fit sa rentré à Poudlard. Après ses nombreuses démonstration de son aversion envers la race Moldue, il y avait peu de doutes possibles. Qui avait bien pu lui fourrer ça dans le crâne, dans quel ouvrage avait-il trouvé ses idées grotesques ? Ce n'était pas dans cette optique que ses parents l'avaient élevés. Bien entendu, ils étaient tout deux fiers de pouvoir affirmer que leur sang n'était que très peu souillé, mais ils n'avaient jamais eu pour but de préparer leurs fils à une telle suprématie des Sorciers, de sang purs de surcroit, car quiconque avait de la famille Moldue trop proche le répugnait. Ainsi, on ne reparla plus de la catastrophique conversation entre Svelius et sa tante.

    « Vos résultats sont satisfaisant, Mulciber. » Slughorn tapota vivement l'épaule du garçon de seize ans. « Cependant, je doute fort que vous vous donnez tout les moyens pour exploiter vos capacités. » Le professeur se racla la gorge, puis continua; « Vous devriez peut-être trainer un peu moins avec Travers et Rookwood. » Svelius renifla, sans toutefois quitter l'homme des yeux. « Bien, professeur. Je vais faire le nécessaire. » Le garçon eut un sourire acéré, et fit volte face avec la ferme intention de retourner à la salle commune. « Oh, eh. Mon garçon. » l'interpellé lâcha un soupir discret, avant de se retourner derechef vers Slughorn. « Vous qui êtes amis avec miss Siemers, essayez de la motiver un peu. Elle va rater son année si elle ne fait rien. » Svelius haussa les sourcils, alors qu'un sourire étirait ses lèvres. « Demeter ? Vous savez comment elle est, professeur. J'essayerai néanmoins. » Il se retourna, rayonnant.

    « La Corneille. Eh, écoutes moi. » Svelius passa ses doigts sur le cou blanc de la fille, qui se tenait recroquevillée sur sa chaise. Ses lèvres rouges sur son visage en noir et blanc s'étaient peintes en un sourire sardonique. «Il paraît que t'es pas bien, en c'moment, hein ? » Il s'agenouilla devant elle, le regard faussement inquiet. Sa main glissa sur sa joue tremblante et froide. Demeter Siemers releva son visage. Ses yeux immenses et larmoyant n'exprimait cependant rien. Rien, à part peut-être l'étrange affliction qui semblait la dévorer depuis toujours. S'appuyant sur l'accoudoir, il se releva doucement, laissant ses lèvres glisser contre celles de La Corneille. Jouant de sa baguette, il se releva entièrement. Sa voix, presque mutine, psalmodiait une mélodie creuse. « Je peux te comprendre. » lança t'il lorsqu'il eut terminé de tourner autour de la Vert et Argent. « Quand on pense que tu t'entends mieux avec les Sangs De Bourbes qu'avec les Sorciers de race Pur. » Il éclata d'un rire franc. Battant des cils, il se pencha vers Demeter. « Des Sangs-de-Bourbes, bon sang ! » son air redevint grave. L'endroit que Svelius avait donné comme point de rendez vous n'avait été visiblement pas été visité depuis un certain bout de temps, partie ignorée, oubliée du château. Sur la charpente, à quelques centimètres de son épaule, une araignée s'était logée.
    La Corneille ne réagissait toujours pas. Le rire de Svelius s'était mué en une colère qui enflait dans son estomac. « Je n'arrive pas à croire que tu sois si fragile, La Corneille. » Pas de réponse. Les doigts du garçon glissèrent sur la toile de l'insecte, qu'il agita doucement. L'araignée de ne tarda pas à sortir du trou creusé dans le bois, et Svelius vint la recueillir entre ses doigts. Il sentit un frisson palpable chez la fille, qui attendait toujours dans sa position initiale. « Quelle idée t'es passé par la tête, franchement. Hufflepuff et Sang de Bourbe. Mais va épouser un de ces Moldus, pauvre idiote ! » son bras s'agitait. Demeter ne bougea pas, ne cilla même pas, lorsque, de nouveau, Svelius lui fit perdre toute dignité. « T'es rien, La Corneille. T'as toujours su que t'étais bonne à rien. Même la pire des Cracmol serait plus digne que toi. » il frotta les cheveux du Serpentard qu'il tenait entre ses griffes, avant d'empoigner une mèche de ses cheveux.« Et MERDE ! Répond moi, t'entend ? » D'un coup sec, il tira dessus, la fit trébucher, et elle tomba par terre, emportant son vis à vis dans son élan. La main qui tenait encore l'araignée s'approcha de la bouche charnue de Demeter.
    « N-nn.. » et sa phrase s'acheva ainsi. Ses autres doigts maintenaient sa mâchoire. « SVELIUS ! » Articula Demeter, qui se débattait sous le poids de son corps comme une forcenée. Plaquant la paume de sa main contre ses lèvres, le garçon sentit la bête tomber. Les yeux exorbités, Demeter s'arqua soudainement. « Bouffe là ! » Mugit-il, avant de s'arracher à elle. D'un bond, elle se mit à quatre pattes, crachant tout ce qu'elle pouvait. Essoufflé, le garçon s'appuya contre une chaise. Il l'a regarda un instant, avant de se détourner, l'écho de ses pleurs inconsolable se répercutant contre les voûtes. Depuis gamins, elle s'était débattue pour échapper à son emprise. Mais Svelius l'avait toujours gardé auprès de lui. Toujours. Ce n'était pas près de changer.

    Il n'était pas près d'oublier cette après-midi là. Ayant profité de la sortie à Pré-au-Lard des sixièmes années, Svelius avait demandé à Demeter de monter au dortoir. Il n'avait pas prit la peine de lui donner des explications, mais ils terminèrent dans le lit défait de l'étudient. Assouvir sa libido était un critère pour un adolescent, mais lui faisait peser sur les épaules de La Corneille son impuissance face à lui, et la dépendance qui allait avec. Les choses allaient de mal en pis. Svelius était devenu nerveux, avec l'apparition de ce mage Noir. Comme s'il avait une place à prendre que l'on ne devrait absolument pas lui fourvoyer. Il n'avait attendu que ça, une entité qui prônerait ses idées. Ce qui rendait ses propos cohérent, le confortait dans ses optiques invraisemblable. Déverser sa frustration sur Demeter d'être enchaîné aux mœurs qui allaient de terminer ses études à se montrer correct envers les races inférieurs, il n'y avait que ça qui lui redonnait plus ou moins les idées claires. La jeune femme était repartie, plus désappointée que jamais, tandis que Svelius s'étendait en baillant dans les draps froissés.

    L'apparition de celui qui se faisait appeler Lord Voldemort avait bouleversé toute la communauté sorcière. En un sens, Svelius sentait le danger au plus profond de ses entrailles, conscient de la puissance de la peur que son seul nom suffisait à faire naître. Mulciber avait toute une collection de la Gazette rangée dans son tiroir, les articles concernant le Lord soulignés à l'encre. Le garçon sentait une assurance enflait au creux de sa poitrine, et c'était le sentiment le plus agréable qu'il avait ressentit jusqu'à maintenant. L'impression que tout était à porté de main. Trainant avec Rookwood et Travers, en qui il avait retrouvé sa curiosité et son excitation quant au Lord. Dans le même temps, Svelius s'étonnait sur le talent téméraire d'un certain Mondingus Flechter. Une véritable tête à claque, mais d'un côté, le jeune adulte l'aimait bien. Très vite, sa scolarité prit fin. Les résultats de Svelius n'étaient pas extraordinaire mais lui avaient suffit à se sortir de là. C'est à ce moment que tout commença réellement, pour s'achever aussi vite que ça avait commencé.



    Parfum de souffre



    Désir. Puissance. Ambition. Grandeur. Avidité. Adrénaline. Plaisir. Souffrance. Peur. Encore et encore. Svelius avait tout. Il vivait. Il le sentait dans chaque pores de sa peau. Son cœur battait comme jamais il n'avait battu. Rien n'avait d'importance hormis ses propres buts et ceux du Seigneur. Il était arrivé parmi les premiers. Un Mangemort à part entière. Et lorsqu'un nouveau se pointait, il avait toujours cette même impression de supériorité qu'il usait à son avantage. Il se sentait puissant.


    La peur embaumait la pièce. A ses pieds, deux baguettes. Brisées. C'était une toute petite chambre. Minuscule, vraiment. Svelius frémissait. « Alors, Marlene. » susurra t'il avec douceur. « Te voilà en bonne compagnie. » Son regard se figea sur l'homme, qui tenait sa femme par la hanche, dans un mouvement rassurant. « J'savais pas que t'étais marié. » Un sourire grimaçant s'étalait sur ses lèvres écumantes. Ça y était. Enfin, il avait réussi à les coincer. Ceux qui faisaient partit des piliers de cette organisation. L'Ordre du Phoenix, c'était bien ça ?« On va jouer à un truc. C'est le hasard qui commandera pour nous, alors ne soyez pas mauvais perdants. » il eut un haussement d'épaule amusé. « Vous devriez connaître. » Marlene le regardait. Son regard brûlait, de haine, de peur, de colère. Et de détresse. Quelque part, Svelius avait toujours pensé qu'on sentait la mort venir. Peut-être était-ce le cas pour eux. Sourire. « Tu aurais pu avoir le courage de te battre à la loyal, Mulciber. » Le Mangemort haussa les épaules. « Fallait pas pensé qu'j'étais loyal, McKinnon. » répondit il évasivement. Le souffle retenu, coincé dans la gorge. Excitation. Son attention de figea sur l'homme qui se tenait là, observant Svelius d'un air qu'il n'aurait su nommer. Le Mangemort cilla. « Pic et pic et colegram...» lança t'il, reprenant contenance. Sa baguette allait de Marlene à son mari, et Svelius continuait sa comptine. Sa baguette s'immobilisa. Enfin. « Oh. » Une lueur verte transperça la poitrine de McKinnon mâle. Marlene poussa un cri à s'en déchirer les tympans. Se précipitant vers son mari, son sentiment de panique se calqua sur Svelius, qui commençait à perdre le peu de calme qui le définissait. « T'es pas concentré, McKinnon. » siffla t'il. Sa patience se perdait. Il regardait la femme, impuissante sans sa baguette, le corps secoué par les sanglots. Elle ne se défendrait pas. Svelius prit une mine déçu. Sans plus de cérémonie, il leva sa baguette, grinça le sort, et la seconde qui suivit, le corps s'était affalé contre le premier. « Bon. Déjà les parents. » dans un froissement de cap, il se retourna, sortant de la pièce. C'était parfait.

    Parfait était toujours le mot qui revenait à chaque fin de mission. Tout était toujours parfait. Mais il arrive un moment, il aurait dû s'en douter, où tout allait s'écrouler comme un château de cartes. Svelius ne comprenait pas le Lord pour sa décision. Pour quelle fichue raison allait-il s'encombrer d'un gamin de riche aux airs pédants. S'il pensait qu'il allait se la couler douce, le gosse, il se trompait. Lourdement. Amycus Carrow était rentré l'air de rien dans la vie de Svelius. Avec des termes plus précis, il s'y était carrément imposé. En un rien de temps, il avait prit beaucoup trop de place pour un môme de dix sept ans. On lui confiait des missions aux même échelons que Svelius, mais pour une raison obscure, ils n'avaient jamais fait équipe. Jamais. Si tout les Mangemorts et encore plus Lord Voldemort avait connaissance de la tension électrique entre eux, personne n'y faisait attention, et c'était tant mieux. Parce que l'ambivalence qui naissait chez Mulciber à l'égard de Carrow était injustifiable. Malsaine. Sadique. Et tout sauf platonique. Même pour lui, elle restait incompréhensible. Il aurait été heureux qu'il soit laissé pour mort sur une quelconque mission. Svelius le haïssait. Depuis le début. Il se refusait à avouer qu'Amycus Carrow était un Mangemort d'exception, un peu trop fougueux, ça allait sans dire, mais véritablement talentueux dans ce qu'il entreprenait. Tout le monde le savait, et s'il avait encaisser une flopée de Doloris par le Lord lui même, il était toujours en vie, entier, et son statut restait le même. Pour Svelius, la compétition avait des allures de combat pour un quelconque honneur. En dépit de cet intrus, Svelius passa des années relativement fructueuses. Le massacre de la famille McKinnon au complet lui avait rapporté gros. Après quoi, on ne doutait plus de ses capacités.
    Mais voilà. Il y eut ce jour d'été, Svelius s'en souvenait parfaitement, le trente et un Juillet 1980. Le Lord disparut. Les Mangemorts et prétendus Mangemorts ne tardèrent pas être sous les verrous provisoirement. Svelius Mulciber savait pourtant qu'il n'avait aucune chance de s'en sortir. Il n'avait jamais caché ses opinions, et trop de preuves étaient contre lui. Cependant, il ne pensait pas que ce serait Karkaroff qui aurait aidé le Ministère à lui donner un allé simple pour Azkaban. Amycus l'avait suivit de près. Mais personne n'avait de preuves contre lui. Personnes. Au final, il repartit au bout d'une semaine.

    Svelius y resta seize ans. Pendant seize ans, il resta à souffrir la privation d'un quelconque sentiment positif. Mulciber se trouva, ou se forgea, mais l'un dans l'autre le résultat était le même, une capacité à ne pas lâcher prise qui lui fut bénéfique. Plusieurs fois, il avait tergiversé au seuil de la folie. Folie tentatrice, qui lui offrait des bras afin d'oublier qui il était, et quelle douleur il endurait. Là où il était, la notion du temps n'existait pas. Les jours ne semblaient pas des mois, et les mois ne semblaient pas à des années. C'était long, bien sur, mais pas dans ce sens là. Le jour et la nuit n'existait plus, et la seule lumière était celle des bougies qui ne se consumaient jamais vraiment. Les lamentations des autres prisonniers étaient devenus des supplices, et on ne s'y habituait pas. Svelius avait arrêté de compter les tours qu'il faisait dans sa cellule pour ne pas perdre la tête. Il baignait dans sa crasse. Dans les relents de mort et d'odeurs corporelles, propices à quelques élans de folies dont Svelius se laissait parfois aller. Le temps passait, et Svelius oubliait peu à peu les choses les plus banales. Il ne se souvenait pas du miaulement d'un chat, de l'odeur d'un pudding, de la voix du Lord ou d'un Mangemort. Il n'avait plus de visage à mettre sur les noms de ceux qu'il avait connu. Parfois, il oubliait presque de respirer. Au bout de quelques années, il commença à avoir des crises fréquentes, des hurlements de douleurs amalgamés à ses pleurs, criant qu'il voulait sortir ou qu'il allait mourir. S'infligeant à lui même des cicatrices pour garder le souvenir des sensations, ou restant des heures, des jours assit contre la paroi du mur, le regard fixe, amorphe. Vint un temps où il souhaitait ardemment que la mort le prenne à son tour.
    Mais les choses avaient réellement décidées de ne pas agir dans son sens. La marque des Ténèbres, souvenir éteint, commença à le brûler. Le serpent s'agitait. Svelius sentait l'espoir gonfler sa poitrine.
    Peu importait les jours, les mois, les années qu'il devrait attendre encore. C'était le début de la fin. Sa réclusion se terminait. Et pour une fois, le destin alla dans son sens. Deux ans plus tard, la prison d'Azkaban céda sous l'attaque des Death Eaters restés en libertés. Au départ, une série d'explosions dont Svelius n'entendait que l'écho. Mais lorsque le mur extérieur de sa propre cellule explosa, Mulciber ne prit pas le temps de réfléchir. Il s'évada, transplanant hors de la prison, et atterrissant dans le cimetière de Little Hangleton. Les Mangemorts en cavalent étaient nombreux. Beaucoup plus que Svelius l'aurait imaginé.
    S'il mit du temps à se réadapter - bien qu'il ne le fut jamais vraiment - Mulciber reprit les activités dès sa sortie, trop heureux pour se donner le temps de se remettre de son séjour, même s'il ne parla à quiconque de sa peine à Azkaban. Il n'était d'ailleurs pas conseillé de lui en parler, Svelius ne supportant pas d'évoquer quoique ce soit qui ait rapport avec ça.

    Il passa un an sous les ordres de Voldemort, laps de temps où il y eut une mission particulièrement éprouvante. Celle du Ministère. Black, mort. Et les Aurors ne tardèrent par à débarquer. Svelius fut de nouveau prisonnier. Tatouté sur les doigts de son numéro, celui qui remplaçait son nom dans les archives d'Azkaban, Mulciber ne s'inquiéta cependant pas. Les Détraqueurs avait retourné leur veste, et c'était peu de le dire. Quelques mois plus tard, Svelius fut libéré de leurs mains. Les choses reprenaient leur cours. Mais le Mangemort avait profondément changé lors de sa réclusion. Il devint plus nerveux, plus susceptible, plus efficace. La haine, pour chaque individu que portait le monde sorcier et moldu ne cessait de croître dans son cerveau malade. Il n'était pas près de laisser qui que ce soit d'autre toucher à sa liberté, si ce n'était Lord Voldemort lui même, car il allait de soi qu'il était la seule entité qu'il reconnaissait comme étant largement, très largement supérieur. Les idées de Svelius s'étaient arrêtées, la seule chose qu'il désirait, c'était l'extinction du Sang Impur, peu importe si des innocents ou des alliés y laissaient leur vie. Mulciber ne pouvait s'en porter que mieux.





Dernière édition par Svelius M. Mulciber le Dim 1 Nov - 22:24, édité 33 fois
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MessageSujet: Re: Connard le Barbard ♣ Terminé.    Mar 27 Oct - 22:59

Bienvenu, et bonne chance pour ta fiche ^^
Et si tu as des questions n'hésites pas, ton maitre est là pour toi Cool
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MessageSujet: Re: Connard le Barbard ♣ Terminé.    Mar 27 Oct - 23:01

Oh mon deuxième fanboy. Cool
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MessageSujet: Re: Connard le Barbard ♣ Terminé.    Mar 27 Oct - 23:03

cat
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MessageSujet: Re: Connard le Barbard ♣ Terminé.    Mar 27 Oct - 23:16

Bienvenue !
Han. Il a un de ces regards sur l'avatar ton bonhomme Shocked
xD
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Svelius M. Mulciber

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▌Étude, métier : Death Eaters à plein temps, c'est suffisant.
▌Baguette : Trente cinq centimètres - bois de houx - nerf de cerf

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— INVENTAIRE & CO:
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MessageSujet: Re: Connard le Barbard ♣ Terminé.    Mar 27 Oct - 23:58

    Ouais ouais, je sais, je sais. C'est James quoi.

    Merci à vous autres, compagnons. I love you
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April N. Miller

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▌Étude, métier : Chômeuse (Auror)
▌Baguette : 29,17 cm, Bois d’Orme & Crins de Licorne.

— §ECRECY §ENSOR
— INVENTAIRE & CO:
— FONCTION(s) | ATTRIBUTS: Je suis une terroriste... Ouai mon gars !

MessageSujet: Re: Connard le Barbard ♣ Terminé.    Mer 28 Oct - 9:05

Bienvenue =D. Pourquoi y'a que des méchant qui vienne ? T.T
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MessageSujet: Re: Connard le Barbard ♣ Terminé.    Mer 28 Oct - 13:16

Bienvenue !!!

James I love you
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MessageSujet: Re: Connard le Barbard ♣ Terminé.    Mer 28 Oct - 13:28

    Bienvenue ! (:

    Et j'approuve Narcissa pour le choix de l'avatar. drunken
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Svelius M. Mulciber

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MessageSujet: Re: Connard le Barbard ♣ Terminé.    Mer 28 Oct - 14:00

    Merci mesdames I love you
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MessageSujet: Re: Connard le Barbard ♣ Terminé.    Mer 28 Oct - 15:28

JAMES MC AVOY . Aheem . bienvenue albino .
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Svelius M. Mulciber

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MessageSujet: Re: Connard le Barbard ♣ Terminé.    Dim 1 Nov - 22:25

    Merci. Cool
    Bon, il me semble bien que cela soit fini. Si y a un truc à redire, je suis tout ouï.
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MessageSujet: Re: Connard le Barbard ♣ Terminé.    Lun 2 Nov - 10:09

MWAHAHAHAHAH.
Ouais j'ai un truc à dire : t'es bandant mec.
Allez hop, t'es validé. Cool
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Svelius M. Mulciber

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MessageSujet: Re: Connard le Barbard ♣ Terminé.    Lun 2 Nov - 12:50

    Merde alors...fais moi l'amour.
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